30 janvier 2012

The descendants...

Une histoire simple à la limite de la banalité: Hawaii (ok, c'est déjà moins banal!), un homme (George Clooney) se retrouve seul avec ses deux filles, Scottie et Alex, 10 et 17 ans (belle et bien rebelle--c'est mieux que moche et remoche!), après l'hospitalisation de sa femme. Quand il apprend que celle-ci le trompait, George court chez ses voisins (rien que pour voir George courir bizarrement en chaussures bateau, allez-y!) et cherche à retrouver l'amant et lui régler son cas! Puis, le voila qui décolle vers une petite ile de l’archipel avec ses deux filles (et un ado insupportable, petit copain de son ainée) à sa recherche. Au cours de ce périple, au fil de rencontres, des surprises, des désillusions, il va réaliser que ses filles sont sa raison de vivre et qu'il se doit être là pour elles. Les acteurs sont magistraux et le regard sur la paternité sonne très juste. La mise en scène est belle, les paysages et la lumière sublimes.
Double Oscar pour George: le premier pour ses talents de comédien et le deuxième pour ses chemises Hawaiiennes!
The descendants appartient à cette catégorie de films dont on se dit en cours de projection que ce DVD-là, c'est sur, on l’achètera!
Un très beau moment de cinéma.

29 janvier 2012

Trust...

Ca vient, ca vient!

Café de Flore


Déroutée par ce film a la jolie bande son (on n'en attendait pas moins du réalisateur de Crazy).
L’idée de départ est plutôt séduisante: deux destins parallèles, celui d'une mère célibataire et de son petit garçon trisomique dans le paris des années 60 et de l'autre cote, 50 ans plus tard, la remise en question d'un mucisien canadien, apres sa rupture avec la mère de ses enfants pour une autre femme (super actrice, hyper sexy au passage!!). La relation de la mère et de l'enfant se veut etre le miroir de la relation de l'ex-femme avec le mucicos, possessive, fusionnelle.
Pendant tout le film, on attend de voir comment le réalisateur va relier ces deux histoires et la, ça dérape: le gros délire mystique. Au programme: réincarnation, voyante et autres extralucides! non, non, et non! ça ne marche pas pour moi. J'attends vos réactions

24 janvier 2012

Ma première fois

Un peu tarte...mais de jolies scènes!
L'histoire est basique: Zach, un jeune garçon sombre et indépendant, rebelle, pas très sérieux au lycée rencontre Sarah a 18 ans, première en tout (concours d’équitation, ski, philo), fragile, élevée par un beau père idéal (Vincent Perez) et une mère overbookée. Sarah fait des listes, Zach fait de la moto avec un sac Dior des années 70 fixé a l’arrière (bizarre!). Rien ne devrait les rapprocher et pourtant, l’année du bac, durant six mois, ils vont vivre un amour contre lequel on ne peut rien, le vrai, le grand, celui qui marque une vie pour toujours et dont on a toutes rêvé ado (moi, à 17 ans, j'en ai rêvé en tous cas...)
Les acteurs sont touchants et assez talentueux mais l'histoire est un peu concon et bourré d’invraisemblances.L'internat ressemble à un Relais et châteaux, les hôpitaux ressemblent à des hôtels et dans les services de réanimation, y a jamais de tuyaux!!!!. Je n'ai pas détesté, juste que c'est pas très crédible comme bluette...
Bande annonce: c'est ici ...

Millenium

Du lourd....du très grand cinéma!
Le film de Fincher est tout d'abord fidèle au bouquin: c'est appréciable! L'interprétation est excellente! j'avais entendu de tres mauvaises critiques ("ça balance a Paris") de Daniel Craig ...soit disant mono-expressif, "pas la carrure", "pas de personnalité"...! je conteste: il A les épaules!! Mais c'est surtout l'actrice qui est extraordinaire: Rooney Mara, sublime en gothique piercée et tatouée, solitaire, sombre, vengeresse. Les 2H38 passent toutes seules, pas un instant d'ennui....Certaines scènes sont à la fois époustouflantes et dérangeantes, la scène du viol deja difficile dans le livre m'a troublée. Les scènes entre Michael et Lisbeth sont souvent pleine d'humour....Je recommande vraiment!!

14 janvier 2012

Parlez-moi de vous

C'est l'histoire d'une femme pleine de contradictions qui recueille les confidences nocturnes des auditeurs d'une émission radiophonique. Au micro, elle est dynamique, généreuse, drôle....mais une fois le casque posé, se révèle obsessionnelle (la scène du changement de Louboutins quand elle regagne son appart est extra), maniaque, égoïste et profondément seule, refusant l'approche du bel et jeune Duvauchelle...Le veut-elle? est-ce une forme de protection, de défense? petit a petit on entrevoit l'origine de ses angoisses, l'abandon par une mère qu'elle cherche désespérément...Karine Viard est époustouflante, incarnant a merveille cet étonnant personnage qui refuse l'amour tout en le recherchant ardemment. A la fois sensible et drôle....
C'est le premier long métrage de Pierre Pinaud, et je trouve que pour un premier film, c'est du lourd. Duvauchelle monte dans mon top 3 de mes acteurs français préférés.
Un très beau moment de cinéma...


Rien de grave, Justine Lévy

J'avais peur que ce soit people... Carla a piqué le mec de Justine Lévy, soit...ça fait un livre ça?? Ben oui!!!C'est une autofiction, le personnage c'est Louise, qui se retrouve du jour au lendemain, seule, larguée, pour une autre: une croqueuse d'hommes, Paola. C'est très bien écrit, des phrases courtes, des mots choisis pour raconter une souffrance, la fin d'une histoire d'amour fusionnel entre deux personnages pas encore adultes. Addiction aux amphet, Xanax avalés par poignée, angoisses, fêlures, relation privilégiée avec son père: tout est si justement écrit.
Lu en une soirée...La fin est magnifique, la rencontre avec Pablo, l'homme qui lui explique que la vie d’Ariane et Solal n'existe pas, que tout le monde est moche au réveil, qu'il ne faut plus avoir peur de vivre. Coup de cœur.

10 janvier 2012

Le quai de Ouistreham

C'est un livre de Florence Aubenas. Ce n'est pas un roman, plutôt une sorte de reportage, d’enquête, de plongée dans le monde du travail précaire, des CDD à répétition, des "heures" de travail accumulées à défaut de vrai contrat ou de travail régulier. La journaliste s'est glissée incognito dans la peau d'une "sans diplôme" en se donnant une règle limitant le terme de l'expérience: l'obtention d'un CDI. Cela durera six mois. Elle rencontre plein de personnes qui accumulent comme elle petits boulots sur petits boulots dans le secteur des sociétés de nettoyage, jonglant entre des tâches peu qualifiées, épuisantes, sous payées, le chômage et les entretiens rituels et souvent inutiles du Pôle Emploi. La description de Pôle Emploi est sans pitié, des journées de formations, aux incohérences du système (pour bosser à Jardiland, c'est "minimum bac+3 et expérience requise"). Ce n'est pas un "beau" livre: pas de rêves, pas d’évasion mais plutôt la description réaliste d'un monde, loin de moi. Ce n'est pas d'un style littéraire, pas le but, pas besoin, mais c'est souvent bien vu....

9 janvier 2012

Un jour mon père viendra



GROS BOFBOF....
Et pourtant j'aime bien Jugnot, j'aime bien Berléand et j'aime bien Olivia Ruiz (sur scène, quand elle chante) et pourtant ça n'a pas pris. C'est un peu bébête, pas vraiment rigolo, le scenario est maigrelet , Olivia Ruiz et son futur tennisman de mari sont totalement non crédibles. (Olivia, continue d’être une femme chocolat, on t'aime comme ça!!!)
Je ne dirais pas que j'ai passé un mauvais moment (y a mille fois pire) juste que j'l'ai vu et oublié dans la minute qui a suivi. (Ceci dit pour un dimanche pluvieux, avec la carte UGC c'est acceptable...)

2 broke girls


Cette série est juste "awesome", que dis-je... "legendary"!!!!!
Récemment découverte et déjà totalement addicte!!
L'histoire de 2 americaines, que tout oppose; Max, prune plantureuse, serveuse dans un "diner" de bas étage de New York, et Caroline, une belle blonde de l'Upper East Side, fille d'un milliardaire récemment ruiné qui se retrouve serveuse dans le meme "diner". Elles n'ont pas grand chose en commun semble-t-il, du moins au départ, car on s’aperçoit vite au fil des épisodes que la petite brune formée à "l'école de la vie" et la Barbie Chanel sont faites pour s'entendre. Elles s'envoient des vannes à tour de bras et tentent désespérément de gagner un peu de sous pour monter leur entreprise de Cupcakes. C'est bourré de jeux de mots, de références assez 'cul' et d'allusions a des substances plus ou moins licites...Y a un cheval (chesnut) dans la cour extérieure de l'appart, un dessinateur sur serviettes en papier, un patron du bar, petit asiatique de 1m40, très coincé et c'est surtout DROLISSIME...Bref a découvrir d'urgence...(remboursé si non satisfait)

8 janvier 2012

La grand-mère de Jade

Commencé dans le TGV qui me transportait vers quatre jours de vacances (dans la petite maison perdue dans les montagnes pyrénéennes), j’attaque ce bouquin, acheté plusieurs mois auparavant. J'avais, de cette auteur lu "la vie d'une autre" et le sujet de celui-ci avait attiré ma curiosité. Ça commence comme cela:
"Tout de suite en apprenant la nouvelle, Jade avait décidé d'aller la chercher. Sa grand-mère Jeanne, sa Mamoune, avait perdu connaissance. On ne l'avait trouvée que le lendemain, étendue sur le sol de sa cuisine, dans la ferme savoyarde où elle vivait seule. Le soir suivant, alors que Jade se préparait pour sortir avec des amis, le téléphone avait sonné. Vingt-trois heures... Jade avait eu un mouvement de recul. À cette heure c'était sûrement Julien qui avait des bleus à l'âme, des envies de la revoir. Elle hésita, décrocha en soupirant, et entendit la voix de son père qui vivait en Polynésie depuis une douzaine d'années. Il lui raconta l'évanouissement de Mamoune et un malaise d'un tout autre genre : ses sœurs, les tantes de Jade, refusaient d'attendre et de considérer que cette faiblesse n'était que passagère. Cela pouvait se reproduire et c'était suffisant pour les trois filles de Jeanne qui habitaient à quelques encablures de sa maisonnette sans venir la voir. Elles avaient décidé de brandir la sécurité. Mamoune n'avait pas eu voix au chapitre et toute famille trop éloignée avait été exclue de la décision. Serge, le père de Jade, savait qu'il serait impossible de déraciner sa mère de quatre-vingts ans en l'invitant à vivre dans ses îles lointaines. De toute façon, personne ne lui avait demandé son avis. L'ordre de placement de Mamoune en maison médicalisée avait déjà été signé et ses sœurs l'avaient juste informé de la situation. Essaie de savoir ce qui se trame là-bas, avait-il dit à sa fille ce soir-là. Il paraît que c'est provisoire... Mais à son âge..."
C'est l'histoire de cette rencontre, une trentenaire parisienne, journaliste et écrivain en devenir qui recueille sa mamie adorée, une savoyarde érudit et passionnée de littérature. Elles vont cohabiter dans le petit appartement parisien de Jade, échanger, se soigner mutuellement, s'enrichir de leurs connaissances respectives! (Grâce a Jade, Mamoune surfe sur internet!) La moitié du bouquin fut dévoré (et annoté) dans le train, l'autre moitié, au chalet! A lire d'urgence.

1 janvier 2012

Hollywoo

Catastrophique, pas drôle. Foresti fait du mauvais Foresti, Jamel, du mauvais Jamel.
vu dans une salle rempli de beaufs qui bouffaient et rigolaient avant même l'arrivée des gags (les rares sont dans la bande annonce). Je déconseille donc!

Des vents contraires


Vu en avant première, donc pas du tout influencée par la critique. J'ai trouvé "beau" et super émouvant. Le charmant Benoit Magimel (il est loin, le "momo"), cassé par la disparition (perte?) de son épouse est extrêmement touchant, Isabelle Carré m'épate une fois de plus. L'histoire, c'est celle d'une reconstruction, d'un papa qui se retrouve seul avec ces enfants, qui décide de repartir en Bretagne. Les critiques ont été dures, une fois de plus le Masque est odieux. je m'insurge donc contre ces intellos-parigot-jamais contents!! J'ai trouvé cela plein de grâce et de sensibilité.

La délicatesse


J'avais beaucoup aimé le livre et l'idée de mettre des visages sur Nathalie, Marcus et les autres me rebutait. En plus, chez Foenkinos, ce qui est drôle ce sont ses petites notes de bas de pages, ces définitions de dictionnaire au beau milieu d'un chapitre, bref, impossible de transcrire cela sur grand écran...J'y suis donc allée à reculons. En plus, les critiques du Masque n’étaient pas tendres, "ratage", "rien de "délicat", même pas le titre", "inutile".... Déjà deux semaines sur les écrans et je ne me decidais pas. Audrey Tautou m'agace, en plus!!!
Et bien c'est une bonne surprise, le couple Tautou/Damiens fonctionne. On y croit, VRAIMENT. (ce n'est pas toujours le cas, je repense à ce détestable film avec Poelvorde et Nathalie Baye que je me suis empressée d'oublier). François Damiens et ses pulls en laine a rayures sont pour beaucoup dans le charme de cette romance. J'ai trouvé la mise en scène pas "si détestable que ca", c'est souvent drôle, émouvant aussi. Je dirai donc "délicatement surprise"....