26 avril 2012

Radiostar

Une très sympathique comédie française avec le charmant (donc prometteur) Douglas Attal (miam!). Un road movie qui raconte l’opération "récupérons nos auditeurs" a travers la campagne française d'une équipe radio avec arrêts fromage et Redbull (à défaut de vin rouge) dans les villages français. Au programme, des rencontres des locaux, des nuits dans des hôtels campagnards, de la bonne humeur, une super bande son, des blagues plutôt bien trouvées. Y a le petit coté romantique pour les filles et les blagues de fesses pour les mecs ou l'inverse selon les gouts!! Plutôt bien donc...

Le prénom

"Le prénom", c'est à l'origine une pièce de théâtre et le film "le prénom" c'est en fait du théâtre filmé mais ça vaut le coup, selon moi.
Du théâtre, donc: en un lieu (un appartement parisien bourgeois), en un temps (un dîner), un seul fait accompli : deux couples d’amis et un célibataire joueur de trombone règlent leur comptes a l'occasion de l'annonce du prénom du futur enfant de Vincent (Patrick Bruel). Les dix premières minutes du film, avec la voix off de Patrick, sont réjouissantes et constituent une bien alléchante introduction, présentant tour à tour les différents protagonistes.
J'ai été vraiment bluffée par Patrick Bruel, qui est bon, très bon, en bourgeois, cynique, à grosse voiture, qui, (c'est lui qui le dit) lit le Figaro Magazine, contrairement à son ami Pierre, normalien prof de fac, qui lit Télérama alors qu'il n'a pas la télé... tout est dans cet esprit! Ce n'est pas un chef d’œuvre mais c'est corrosif, souvent drôle, parfois dérangeant tant on y retrouve les petites méchancetés familiales, et lavage de linge sale parfois vécus...

25 avril 2012

Karoo


En pleine lecture de ce roman américain qui, m'a dit la libraire, "frôle le génial"...L'histoire du déclin d'un américain scénariste, alcoolo jamais ivre, à son grand désespoir, fumeur, qui n'a plus d'assurance santé...Je n'en suis qu'au début mais rien que la couverture est bien, non? et sur la quatrième de couverture y a marqué " L’ouvrage ne mesure que 140 mm de largeur sur 195 mm de hauteur. Pourtant, la chute qu’il raconte est vertigineuse" et ça, ça m'attire drôlement...

21 avril 2012

Les séparées

Tout est beau dans ce livre, l'édition (Sabine Wespieser), l'histoire, l’écriture. Un petit livre carré qui parle à deux voix d'une histoire d'amitié qui s'est éteinte. Des les premières pages, on est fasciné par le style épuré de l'auteur, ces premières pages qui racontent le 10 mai 1981, d'Alice et Cécile, adolescentes fusionnelles. Trente ans plus tard, celles qui ne se quittaient pas se sont perdues. Peu a peu, on comprend que les silences, les non-dits, les jalousies, même infimes, ont altéré cette amitié inébranlable. Cécile et/hait Alice, Alice hait/et Cécile (?) elles sont fâchées, mais Alice pense à Cécile. Et Cécile pense à Alice. Cécile est à l'hôpital, dans le coma entourée de ses proches, sa famille mais pas d'Alice, sa "presque sœur"...Alice est ailleurs et repense à leur vie, leurs années communes et ces petits grains de sable qui ont grippé la machine de l'amitié. Chacune des héroïnes se parle à elle-même et l'auteur parvient avec talent à nous raconter sur près de 40 ans cette amitié excessive. Coup de cœur...A offrir à une amie, une soeur...

19 avril 2012

L'enfant d'en haut

Mini choc visuel! C'est étrange, tout est étrange: l’atmosphère, l’ambiguïté des personnages , la noirceur de l'histoire dans la blancheur immaculée des montagnes neigeuses suisses. Le "petit" frère de Léa Seydoux est juste époustouflant de sincérité et de justesse. Quand a Léa Seydoux, une fois de plus, je suis épatée. Son incarnation de grande sœur, pas si grande, totalement irresponsable, aux cheveux cracra, perchée sur des talons trop hauts est magistrale.
L'histoire déjà est étrange: un jeune blondinet Simon, 12 ans, champion en herbe du dérobage de skis, casques, lunettes se rend chaque jour en haut des pistes pour amasser le butin qu’il revendra en bas, à ses voisins de HLM. Avec les sous qu'il collecte, il fait vivre intégralement le duo "frère-soeur" intriguant et aux rapports compliqués!
La réalisation est elle aussi étrange, c'est bourré de détails, qui résonnent et se répondent. Le haut, les pistes, l’abondance le blanc de cette neige et le silence des cimes répondent à la noirceur de la cité HLM, au gris de l'autoroute bruyante, de la voie sncf, à la sordide vie de ce "couple frère-soeur" dans un appartement glauquissime. Ça pourrait être sordide, mélo, insupportable mais le résultat est adroit. Mérite d’être vu selon moi...Lire la critique de télérama pour leur jolie analyse http://www.telerama.fr/cinema/films/l-enfant-d-en-haut,433493.php
Ps: ecoutez Laurent Delmas de france inter : http://www.franceinter.fr/emission-j-aime-j-aime-pas-j-aime-pas-nouveau-depart-j-aime-l-enfant-d-en-haut

16 avril 2012

Sur la piste du Marsupilami

La critique élogieuse du masque et la plume de hier soir m'a convaincue de l'urgence d'écrire ma propre critique! Qui se résume à BOF BOF BOF. Je l'ai vu il y a déjà quelques jours et j'avais tardé à commenter par manque d'inspiration....car c'est ce que m'a inspiré ce film! Je suis sure que quand tu as 8 ans, c'est hilarant, en revanche à 29, moins!
Voila un exemple parfait du film où l'excès de critiques positives, voire élogieuses dessert le film car faut pas déconner: ce n'est pas un chef d'œuvre. C'est drôle, et encore, beaucoup moins qu'Astérix, et même si, c'est vrai, certains passages sont mémorables (Lambert Wilson déguisé en Céline Dion) d'autres le sont beaucoup moins. Telle cette scène de pénétration auriculaire du chihuahua qui ne m'a fait que moyennement sourire - je dois être un brin coincos, ça se confirme!
L'histoire est assez tarte, ça manque d'esprit BD comme c'était le cas dans Astérix, ce n'est JAMAIS hilarant et le Marsupilami a l'air bébête. Restent les acteurs, Jamel est égal à lui même: "sympathique", Chabat est égal à lui même: "bon" et les autres sont "bien dirigés" mais ça ne mérite pas selon moi tout ce raffut. Voila, c'est dit!

14 avril 2012

Plan de table

Une petite comédie romantique pleine de charme au joli casting. Les critiques dans la presse sont assez dures, c'est "déjà vu", "sans intérêt", "vulgaire", etc. Ben moi j'suis pas d'accord!! j'avoue avoir passé un très bon moment!
Les acteurs sont plein de vitalité, Audrey Lamy et Arie Elmaleh sont juste parfaits dans leur rôles de célibataires paumés, Louise Monot d'une fraicheur sans pareille, et les couples sont vraiment originaux.
J'ai ri, j'ai adoré la BO, et le scenario est plutôt malin. L’idée de départ : des cartons portant les nom des invités mélangés après un câlin express sur la table. L'amant (l'ex-amoureux de Louise Monot) les replace sur la dite-table, de 3 façons différentes, créant ainsi trois versions du repas, avec des convives jouant aux chaises musicales. C'est plutôt un bonne idée, non? Le tout filmé de façon fluide, enjouée et les scènes de danse ajoutent beaucoup de peps! Bref, rien d’éblouissant mais une vraie comédie romantique comme je les aime...

11 avril 2012

Arrete de pleurer Pénélope

Bon, soit je deviens de plus en plus exigeante (moins bon public (?), auquel cas, c'est une bonne nouvelle) soit ce n'est vraiment pas terrible, mais je n'ai pas ri...du tout!
C’était une vraie avant-première, près de 2 mois avant la sortie nationale AVEC les actrices, TOUTES (référence à toutes les avant-premières avec les acteurs où on t'annonce finalement que Patrick B. (celui de la place des Grands Hommes) ne sera pas là, que Benoit M. est "retenu" à Paris et que Guillaume C. est "trop désolé" mais qu'il n'a pas pu se libérer (resté au Ferret avec son pote ostréiculteur, peut-être??)...(ils se reconnaitront).
Revenons à notre film. L'histoire n'a pas grand chose à voir avec la pièce de théâtre, une histoire de maison à la campagne dont Chloé, Léonie et Pénélope, trois amies d’enfance qui se sont perdues de vue depuis) sont héritières. Le weekend "vidage" de la maison est alors l'occasion de se retrouver comme lors de leur adolescence . Une fois sur place, les souvenirs refont surface, les comptes se règlent, avec évidemment (souvenirs d'adolescence obligent) blagues de caca, blagues de Q, soirée alcoolisées...On est censé rire des différences et antinomies des trois filles: la paumée, en pleine remise en question, la bourgeoise et ses soucis de 4x4 et la nostalgique qui vit dans un monde de bisounours. Ça ne marche pas chez moi.
Je pense que le plus drôle de cette séance, finalement, fut la partie questions des spectateurs avec par ordre de préférence:
- notre Bertrand national (QI d'huitre, présent a toutes les avant-premières avec son sac a dos Queshua et sa casquette) et ses questions débiles,
- un nouveau venu "Jean-Marc" qui a demande aux actrices si elles étaient professionnelles et,
- re-Bertrand (debout cette fois) qui cherchait, (sic), "le truc philosophique a l’intérieur du corps sexy de Juliette Arnaud"... Ça c’était marrant!
Sinon, l'heure et demi d'avant m'a semblé balourde, pas drôle et poussive. La version ciné n'apporte rien: la musique ne rajoute qu'un coté guimauve inutile, les gros plans sur les actrices : on s'en fout; quant aux répliques cinglantes et à l’exagération qui passaient bien sur scène, elles sont ridicules à l’écran. Voila c'est dit: évitez! (à moins que Bertrand et Jean-Marc soient au rendez-vous).
Ps: un grand merci ma Sev pour le lien; histoire d’être bien sure que vous ne dépensiez pas vos sous, jetez un œil : http://www.cinejaude.fr/film/arrete-de-pleurer-penelope-2012/video



9 avril 2012

My week with Marylin

Un bien joli film.

Juste après dresseuse d'ours

Un "roman" ou récit plus exactement, juste parfait.
Ce n'est pas un bouquin comme les autres puisque il est issu du blog d'une généraliste.
Le blog c'est là: http://www.jaddo.fr/ : une médecin y raconte son quotidien, ses années d’externat et internat et ses premiers remplacements.
Comme sa version internet, la version papier est drôle, tendre, parfois cynique, parfois poétique! J'y ai vu la version "jeune généraliste et y a pas si longtemps interne" de la maladie de Sachs. Le sous titre du blog est "Les histoires d'une jeune généraliste, brutes et non romancées. Sinon c'est pas rigolo". TOUT est dit! La vision est celle de Jaddo, pas celle des malades, contrairement au livre de Martin Winkler, qui alternait médecin-patients. D'ailleurs c'est Winckler qui signe la préface: il a du sentir la relève papa Winckler! Y a tout dans ce bijou: tendresse, réalisme, humour, absurdité, révolte....y compris le style; celui que toute blogueuse reverrait d'avoir, à la fois piquant, juste et surtout extrêmement drôle! Chapeau Jaddo...et merci pour m'avoir fait rire aux eclats, toute seule attablée au soleil d'un café, sous les yeux intrigués de mes voisins.

8 avril 2012

2 days in New York, de Julie Delpy

Énorme déception! Je me suis endormie...et pas qu'un peu.
Au bout de trois-quarts d'heure d'agitation frénétique, de blagues de cul incessantes et d'hystérie collective, je me suis d'abord assoupie. J'ai un peu lutté...(4 minutes)...en vain. Une demi-heure plus tard, réveillée par des dialogues toujours aussi bruyants, j'ai tenté de reprendre le train en marche: et ça n'a toujours pas fonctionné!
En fait, je crois que je n'adhère pas a l'humour de Julie Delpy -malgré un anglais (avec accent) a faire pâlir de jalousie toute petite franchie expatriée. J'ai trouvé ce film fatiguant, surjoué, bourré de clichés (ex: le français ramène du saucisson et de la tripaille quand il rend visite a sa fille exilée aux Usa, évidemment, le français parle de fesses, fait des blagues grivoises...) Et puis cette excitation permanente des personnages(ce père caricatural, la sœur, nympho exhibitionniste... ), ce coté survolté qui a fait dire à certains critiques que le film avait quelque chose d'un Woody Allen... Ceci dit, vu que j'ai dormi pendant un tiers du film, j'ai peut être raté le meilleur.
Avis a ceux qui l'ont vu: donnez moi vos impressions.

1 avril 2012

Un brillant avenir

Très très beau roman puzzle dont les pièces s'imbriquent au fil des chapitres..., 4 pays, 4 générations de femmes.
Le présent d'Helen alterne avec le passé d'Eléna comme un miroir: de l'Est à l'Ouest, de l'enfance à l'âge mûr, de la fille à l’épouse, de la mère à la grand-mère.