30 mars 2013

La cité rose

Ce film est une vraie bonne surprise. Le propos c'est la banlieue vu par "Mitraillette", 12  ans, à mi-chemin entre l'enfance et son lot de rêveries et de naïveté et l'adolescence et ses choix. Un mélange de pep's, de tension, de bastons mais aussi d'humour, de romantisme... Le tout habilement dosé. et les acteurs, les petits notamment sont extrêmement sympathiques et naturels. En ce qui me concerne, ça a fonctionné!

29 mars 2013

Le temps de l'aventure

Vu en avant-première, j'ai été plutôt séduite par ce film qui raconte une histoire d'amour, une passion d'un jour entre une parisienne, actrice et un anglais croisé dans le TGV Calais-Paris. Tout commence par un regard, une attirance, quelques mots. Puis d'autres regards, d'autres  mots (jamais trop), des baisers... Beaucoup de détails ont fait écho chez moi: d'abord la langue anglaise pour parler d'amour (tout rapprochement avec ma vie privée est permis!). Faute de mots savants et compliqués disponibles pour exprimer son désir ou ses sentiments (parce d'inconnus): on dit parfois les choses autrement.
D'autre part, ce mélange de pudeur et d'abandon entre les deux protagonistes nous happe, comme si nous étions à leur place. Et puis, le réalisateur en filmant cet amour entre cette femme et cet homme une seule journée, quasi minute par minute nous procure cette impression de temps qui s'effiloche, comme dans un sablier, comme dans Cendrillon, avec une heure, une date de fin programmée (tout rapprochement avec ma vie privée est de nouveau permis!). "Day by day", qu'on disait à Baltimore...
Enfin, l'éternel dilemme du choix passion ou raison est bercé par Vivaldi et Verdi, ce qui ne gâche rien.

27 mars 2013

23 mars 2013

Inch'Allah

Vu en avant première il y a une quinzaine de jours, j'ai tardé à faire la critique, je crois que j'avais besoin de laisser passer un peu de temps, pour en saisir les nuances, a posteriori.
L'histoire c'est celle de Chloé, obstétricienne québécoise qui bosse dans un camp de réfugiés palestiniens en Cisjordanie et vit du coté Israélien. Entre les checkpoints et le mur de séparation, Chloé vit la guerre, guerre qui n'est pas la sienne. Le quotidien de Chloé, rythmé par les passages de check points, alterne entre soutien des femmes enceintes palestiniennes, consultation à la clinique parfois interrompues par des descentes de militaires et vie de jeune trentenaire moderne avec soirées alcoolisées et sorties entre amis, coté israélien.
Chloé a des amies des deux côtés du mur: Ava, jeune militaire israélienne et Rand, jeune palestinienne qui tente de survivre entre misère et oppression. 
Les trois femmes sont étonnantes, différentes et si semblables à la fois dans leurs aspirations, leurs  rêves. Ava et Rand ont le même âge, la même soif de liberté et ne  se sont jamais vues: elles ne se connaissent que via Chloé. Chacune est dans son monde.   J'ai été extrêmement troublée par ce film, sur sa capacité a nous faire réfléchir sur ce conflit sans fin, cette impasse politique et comment cette jeune femme déchirée entre deux camps est, malgré elle, obligée de prendre parti. Vraiment : un film troublant et mémorable.

The place beyond the pines

Je ne peux que vous le recommander...pour des tas de raisons.
D'abord, ce film de Derek Cianfrance (qui m'avait déjà convaincue avec Blue Valentine) est un intense drame en trois actes.
L'histoire est une très belle réflexion sur la paternité, l’hérédité, les traces que l'on laisse malgré soit et leurs conséquences. Ou comment les choix d'un homme  peuvent engager ceux de ses enfants pour des années .
Le casting est de choix: Ryan, Ryan, Ryan!! mais pas que. Il y a aussi Bradley Cooper, impeccable et Eva Mendes, convaincante (je suis fairplay comme fille!!) , et deux ados incroyables. 
Enfin, l'émotion est permanente, notamment lors des deux premières parties qui m'ont vraiment happée. Le troisième acte m'a laissée plus perplexe: je le trouve un brin trop "explicatif" et un peu longuet. Mais ce n'est qu'un infime reproche pour un film de haute qualité.


21 mars 2013

Le monde fantastique d'Oz

En théorie, rien qui ne m'attirait:  de la 3D, en VF (petite confusion de salle) et une histoire de sorcières et de maléfices. Pourtant je suis sortie 100% conquise. Le casting est au top: les 3 sorcières (Kunis, Wiliams et Weisz) sont aussi piquantes que glamours.  L'histoire, c'est celle d'un magicien de cirque qui va duper son monde et être accueilli en messie dans une cité enchanteresse. En 2 coups de baguettes, nous voila transportés dans la cité d'Emeraude, univers peuplé de personnages attachants: le singe, la poupée de porcelaine aux pieds cassés et surtout un magicien d'Oz, bien roublard, baratineur et dragueur!  Le final et son dernier tour de magie est un régal. Enfin, les effets spéciaux sont à tomber! On a l'impression d'être en plein coeur de ce pays enchanteur.
Un vrai conte à voir sans hésitation.

19 mars 2013

Jappeloup

Samedi matin, 11 heures, salle immense, 8 personnes et une confirmation: j'aime le films qui racontent des histoires simples avec des chevaux, des sauts de haie, des médailles, de la musique, des larmes!! 
Évidemment, certains diront que c'est du cinéma grand public, facile. Sans doute... mais qui a au moins l'avantage de divertir. Guillaume Canet est crédible (oubliez le lacrymal "petits mouchoirs" et ses fausses amitiés), Auteuil est excellent. Quant à Marina Hands en épouse passionnée d’équitation, dans l'ombre d'un fragile champion Canet : elle est parfaite.
J'ai adhéré à ce film-spectacle, bien fichu qui parle de ténacité, de complicité entre ce cheval trop petit, qui n'avait rien d'un champion et son cavalier insatisfait. J'ai frémi a chaque haie, été émue à chaque médaille, et très touchée par la relation père/fils Auteuil/Canet. M'en faut pas plus pour passer de jolis moments au cinoch, à moi, simplette!

15 mars 2013

Camille Claudel 1915

Malgré la présence scénique évidente de Juliette Binoche : je me suis profondément ennuyée! Je dois être un peu trop simplette mais ça ne m'a pas touchée, pas un instant. J'ai ressenti beaucoup de malaise a la vue des malades de l'asile et un grande incompréhension. Quelle est la finalité? J'ai lu des tonnes de critiques depuis, cherchant à percer le mystère de ce film: en vain. Le cinéaste veut montrer la cohabitation entre Camille Claudel, paranoïaque mais lucide, avec les autres pensionnaires, handicapés mentaux. Elle attend la visite de son frère, qui une fois sur place fait preuve d'un détachement détestable mal accordé avec une chrétienté exacerbée. Beaucoup de cris, de bave, de regards vides qui, a lire les critiques, sont admirablement filmés. Je suis perplexe. J'ai visiblement du boulot avant d’être en mesure apprécier les dits "chefs d'œuvres"...

12 mars 2013

La femme parfaite est une connasse

C'est le livre qu'il vous faut si: 
- il vous est arrivé de regarder un téléfilm de M6 à Noël et de pleurer quand la petite orpheline accessoirement insuffisante rénale est adoptée par son donneur de rein,
- vous détestez les filles qui boivent du lait de soja,
- vous ne savez pas marcher avec des talons de 13 cm (7 cm non plus en fait!),
- vous avez conscience que "biz", "bises" et "bisous" à la fin du sms du mec en scooter, (cf. post précédent), ce n'est pas du tout pareil!! si c'est signé "@+", vous pouvez démonter un pneu du scooter...
Bref, vous avez envie de passer une heure de détente pure.

10 mars 2013

20 ans d'écart

Une délicieuse petite rom'com à la française...qui fonctionne bien. C'est plein de drôlerie et de naïveté! J'ai passe un moment de détente pure. Pierre Niney est craquant et attendrissant. Virginie Effira est sexy en diable perchée sur des Louboutins de 15 cm. Vraiment chapeau au jeune Pierre Niney qui donne envie d'avoir un amoureux, un qui vous emmène a travers Paris sur un scoot rose hello Kitty!

2 mars 2013

Cyrano de Bergerac

Moi, ça a fonctionné...Certes c'est original, très moderne et c'est probablement cela qui a pu déplaire à certain(e)s (les deux mamies du rang derrière, j'ai senti a vos soupirs bruyants que vous n’adhériez pas!). Ici, Cyrano est plein de fêlures, de blessures... Cyrano est maniaco-dépressif et l'action se passe dans une sorte de réfectoire d'un hôpital psy. Les acteurs sont en jogging/pyjama/Marcel, ils boivent des bières, se mettent sur la g... a coups de fer à repasser.
Torreton est vraiment époustouflant. Les autres sont plus inégaux, notamment Roxane, qui contrairement à ce qu'en pense Vincent Josse est loin d'être fabuleuse. 
Mais que d'originalité dans la mise en scène.

1 mars 2013

Mobius

Il est canon, elle est sublime, ils sont sexuellement sur la même longueur d'onde, ils s'aiment...A part ça, je n'ai ABSOLUMENT rien compris. Y a des russes (sauf qu'en fait, ils ne parlent pas toujours russe), des américains, des espions (tous en fait), des traders. Tout se petit monde s'espionne, se renifle, se ment et s'embrouille.
Paradoxalement, je ne me suis pas ennuyée, pas un seul instant! faut dire que toutes les scènes Dujardin/de France sont hautement érotiques et plutôt bien filmées et que, le reste du temps, je cherchais des indices auxquels me raccrocher pour tenter comprendre l'histoire, en vain!