31 mai 2013

Trance

Mouais, pas hypnotisant...Jeux de mot facile pour un film qui raconte l'histoire d'un commissaire-priseur qui vole un tableau de maître pour le compte du so frenchy Vincent Cassel. Sauf qu'après un mauvais coup sur la tête, il n'a plus de souvenirs de ce qu'il a fait de la toile. Pour recouvrer la mémoire, il commence des séances d'hypnose. Entre inconscient, retour dans le passé, retournement de situations, le spectateur est embarqué dans un thriller un poil indigeste. Car, si l’idée de départ est plutôt originale et le scénario parfois malin, l'ensemble est malgré tout  un peu prétentieux et bourratif!

Joséphine

Avant-première bondée + affiche alléchante + actrice et réalisatrice invitées!!! Gros challenge en perspective. 
Finalement, une soirée plutôt sympa (Marilou Berry est pleine de pep's), les personnages attachants et le tout plutôt divertissant.
L'histoire est inspirée de la BD de Pénélope Bagieu "Joséphine". Marilou Berry incarne donc Joséphine, une presq'trentenaire, aux fesses en forme de cœur (tout un programme), qui cohabite avec Brad Pitt, un rouquin tigré et partage son bureau avec sa copine Bérengère Krief (de Bref). Et puis y a Gilles, le collègue un peu lourdeau, sexy qui s'ignore. Pour faire taire ses parents et rivaliser avec sa sœur trop parfaite, elle s'invente un chéri brésilien. Sauf que ce mensonge va l'obliger à vivre incognito à Paris planquée dans son appart et virée de son boulot. Même si le scénario est parfois un peu rocambolesque, et tient parfois plus de la succession de scénettes, j'ai passé une heure et demi de détente sans prise de tête. La fin est prévisible mais ce fut parfait pour un jeudi soir, pluvieux. Le film sort le 19 juin, en attendant, voici la bande-annonce:

24 mai 2013

Only God Forgives

Ryan, Ryan, Ryan...C'est quoi ce film? 
Je te pardonne, tu restes encore mon chouchou mais sur le coup, tu m'as un peu perdue. Clairement, je manque de références cinématographiques. J'ai lu des papiers, Libé, nouvel Obs, tous élogieux. Il faut y voir du Lynch/Tarantino, avec un mélange d'absurde, de violent, de cynisme...Bien qu'ultra léché, d'un esthétisme quasi parfait, je n'ai pas trop compris l'intérêt, c'est lent, muet et hémoglobiné.  C'est ça au fond le chef d'oeuvre?
Reste que j'ai adoré la méconnaissable, peroxydée et très gonflée Kristin Scott Thomas, parfaite castratrice, qui après avoir commandé une salade sauce à part à la copine de son fils, compare les attributs de son défunt aîné et de Ryan, ici présent. Mais le reste m'a déstabilisée. Vraiment. 

22 mai 2013

Song for Marion

Paul Andrew Williams, avec Terence Stamp, Vanessa Redgrave et Gemma Arterton (la prof de chant)... Dans un shaker, versez une dose de "Sister act", une rasade de "choristes", un soupçon d'"Amour" et une ration de "Quartet": vous obtenez ce feelgood movie pas inoubliable mais néanmoins sympathique! L'histoire c'est celle d'une femme atteinte d'un cancer en phase terminale, dont les derniers mois de vie sont éclairés par une chorale, au dynamisme communicatif,  et menée par une jeune prof de chant. Son mari refuse en bloc de mettre un pied dans ce monde musical. Sauf qu'après la disparition de sa femme, la musique va lui apporter du réconfort et le sortir de sa solitude...Ok c'est un peu simplet et il y a pas mal de mélo (le couple vieillissant, uni à la vie à la mort est un peu caricatural et larmoyant) mais la fraîcheur de leur prof de chant,une brunette attachante et les scènes de répétition donnent à ce film un quelque chose de positif.

20 mai 2013

Le passé

Un film d'Asghar-Farhadi avec Tahar Rahim, Ali Mosaffa et la divine Berenice Bejo. Tout commence à l’aéroport. Ahmad (Ali Mosaffa) arrive de Téhéran. Marie (Bérénice Bejo) l'attend. Sur le parking de l’aéroport, sous la pluie, une marche arrière et....l'accrochage. Métaphore d'un retour vers le passé, retour douloureux qui s'annonce. Marie et Ahmad se sont aimés, Ahmad a élevé deux enfants Lucie et Léa, qui ne sont pas les siens. Aujourd'hui il est en France pour signer les papiers du divorce, Marie ayant refait sa vie avec Samir (Tahar Rahim), papa d'un petit Fouad. Petit à petit, apparaissent des zones d'ombre: Samir est toujours marié à une femme dans le coma après une tentative de suicide. Marie entretient une relation hautement conflictuelle avec sa fille Lucie et fait appel à Ahmad pour l'aider à l'apaiser et à dénouer le conflit. Amhad tel un pacificateur (l'est-il vraiment?) pose les questions, cherche la vérité, déterre les secrets.
Pourquoi  j'ai tant aimé ce film ? D'abord parce qu'il constitue une réflexion magnifique sur les histoires passées, le poids des secrets et les souffrances inhérentes aux séparations. Plusieurs scènes sublimes me resteront en mémoire. Sur le quai du métro, le petit Fouad interroge son père, sans détour, lui pose les questions dont personne ne veut entendre les réponses: "Et si on débranche la machine, elle meurt maman?". C'est tellement habile, tellement sensible et violent en même temps que c'est époustouflant. Et puis, le thriller psychologique est redoutable, l'énigme s'éclaircit peu a peu, scène après scène. Reste le final,  et ses mltiples rebondissements, un brin excessifs.
Les acteurs sont magistraux, dans leurs silences, leurs colères, leurs peurs. Le tout est superbe! Allez-y.

14 mai 2013

Cheba Louisa

Ce fut le film du lundi soir. Je crois que je l'aurais vu sur M6 un dimanche aprèm, avec un thé, un plaid, j'aurais adoré! Parce que quand j'allume M6, je sais que je vais avoir droit à des bons sentiments bien sucrés, un scénario édulcoré et des clichés! En revanche au ciné, ca colle au dents. Dans ce film sur la banlieue, les racailles jouent aux dominos en mangeant des Chupa Chups et en buvant des jus de goyave (même pas du Yop) (VÉRIDIQUE), les mamans sans argent parviennent toujours à payer les colos de leurs enfants et la beurette intello devient copine avec la fofolle en minijupe que tout le quartier prend pour une p... mais qu'en_fait_c_est_une_fille_fantastique_qui_a_perdu-son_mari_et_qui_élève_seule_ses_enfants.
Je suis sévère car les deux actrices, Rachida Brakni et Isabelle Carré apportent malgré tout une certaine fraîcheur, surtout Isabelle Carré, attachante et déconcertante dans ce rôle.
Au total, si vous n'avez pas le moral, que vous aimez "Plus belle la vie" et que l'excès de bon sentiments et de positivisme ne vous fait pas peur: go!!!!!!

10 mai 2013

Hotel Normandy

J'aurais aimé vous dire: c'est léger, c'est frais, c'est romantique. Hélas, non! C'est affligeant.
L'idée est vue et revue (passe encore), le cadre est plutôt sympa mais on frôle l'overdose (l’Hôtel Normandy à Deauville).Tout est étiqueté Hôtel Normandy : petit déj' Hôtel Normandy, serviettes de toilette Hôtel Normandy, réception, ascenseur, femme de chambre. Mais le gros problème c'est l'interprétation: ça sonne faux, c'est lourdingue, pas drôle. J'aime bien Héléna Noguerra, que je trouve une nana plutôt charmante mais ses talents d'actrice restent à préciser. Quant aux autres acteurs, y a pas grand monde pour rattraper le coup. A éviter. 
Allez donc voir la Cage dorée, super petite comédie portugaise aux notes de Fado. http://popcornoreillechien.blogspot.fr/2013/04/la-cage-doree.html

9 mai 2013

Sous surveillance

Jour de pluie ET jour férié: ciné oblige. Le choix fut "Sous surveillance", de et avec Robert Redford. C'est un thriller bien fichu, politique comme il faut, américain comme il se doit! L'idée de départ est assez originale, l'histoire d'un avocat (Robert) dont le passé  ressurgit : sous un autre nom, il fut militant membre d'un mouvement protestataire contre la guerre du Vietnam. Une double traque commence: d'un coté le FBI, en nombre et armé et de l'autre,  un jeune journaliste solitaire, qui comme par hasard, tombe sur les bonnes coupures de journal, les bonnes photos, fait les liens que le FBI n'a pas fait en 30 ans...Bref un peu trop malin à mon avis.
C'est loin d’être le meilleur film de l'année mais pas déplaisant!

8 mai 2013

Fahrenheit 2010

Un livre à lire, à offrir, à méditer. Il m'a été offert par AD que je remercie vraiment infiniment. Merci parce qu'il m'a touchée, merci parce qu'il m'a fait sourire et m'a révoltée aussi.
Son titre fait référence au roman Fahrenheit 451, température à partir de laquelle le papier brûle. Dans ce livre là , 2010, c'est pour son auteur, l'année de la fin, fin de sa passion, son métier, sa vie de libraire. 
L'origine du malaise: une nouvelle direction qui ne jure que par les mots "profit", "fidélisation", "rentabilité", où il n'y est plus question de livres mais de "produit" (comme de la lessive, du shampoing...) et où les lecteurs sont des clients. Le mot fidélité ne rime pas avec "revenir" mais par "numéro de carte client". La phrase du nouveau boss annonce la couleur: "les seuls dont je me méfie vraiment, c'est Cultura".
En vingt chapitres, l'auteur nous parle de sa détresse, son combat à vouloir défendre ces (ses) livres. C'est plein de cynisme et de tendresse en même temps, sur un métier que j'admire mais qui s'évapore petit à petit. Mon seul reproche, c'est le coté un brin moralisateur, genre moi je suis une combattante, une Ayatollah, je dénonce un monde de veaux qui se résigne et accepte...Mais, ça n'est qu'un infime défaut et il reste un très bel hommage aux livres, aux mots et ceux qui les aiment.
NB: Jerome Garcin avait fait un joli papier sur la situation. http://bibliobs.nouvelobs.com/documents/20100902.BIB5572/une-libraire-se-revolte.html

5 mai 2013

Jurassic park

Jetez moi des pierres, mais du haut de mes 30 ans, je n'avais jamais vu Jurassic Park. C'est chose faite et en 3D en plus.
Ce que la 3D apporte, je n'en sais fichtre rien, en revanche, j'ai adoré. J'ai frémis a chaque grognement (cri? chant? beuglement?) de dinosaures. Les face à faces avec le T. rex, le vélociraptor m'ont happée. Et moi aussi, j'aurais bien gratté la tête du Brachiosaurus. En plus, c'est plein d'humour, ce qui ne gâche rien!
Bref, 20 ans après, je me suis laisse emporte par ce Spielberg!! Merci Cancan pour le conseil ...;)

2 mai 2013

Hannah Arendt

Spéciale dédicace à my american mum qui m'a fait connaître Hannah Arendt, m'a parlé d'elle et m'a donné l'envie d'aller voir ce "biopic" qui n'en est pas un. C'est plutôt une tranche d'histoire, une année dans la vie de cette philosophe juive allemande: 1961. 
Hannah Arendt, exilée depuis plusieurs années à New-York part à Jérusalem pour suivre le procès d'Eichmann, responsable de la déportation de millions de juifs.
A son retour, elle publie des articles qui exposent sa théorie de “La banalité du mal” et déclenche alors une polémique sans précédent: celle selon laquelle le bourreau nazi est un simple exécuteur d'ordre, un fonctionnaire qui applique les règles et s'attelle a sa tache sans considération morale.  Il n'est qu'un maillon d’une machine infernale...
C'est extremement instructif et fort bien joué. Ce n'est jamais ennuyeux.

Mud

Prenant, troublant, réussi!