30 juin 2013

Cocaïne et tralala

Avec un titre pareil, mon âme de pharmacodépendante ne pouvait que craquer. 
Sans être inoubliable, j'ai passé un moment sympa à la lecture de cette enquête féministe à l'époque des années  folles. Le personnage principal Phryne Fisher, une jeune anglaise qui n'a pas froid aux yeux est, dans cet épisode, embarquée a Melbourne sur la piste d'un trafic de cocaïne. Elle y fait la rencontre de Dot, qui deviendra son employée et qui se révèle un personnage attachant.
C'est assez fantaisiste, souvent simpliste mais très facile à lire et parfait pour un hall d'aéroport...(merci volotea!!) 
De là à dire que je lirai d'autres aventures de miss Fisher, pas sûre! 
Chose que j'ignorais, elle fait même le prime-time de france 3 le dimanche soir, la miss Fisher ! 

Before Midnight

Alors que j'avais été particulièrement déçue par le dernier film de Julie Delpy, 2 Days in New-York (ma critique, là) celui-là m'a troublée et plu, vraiment.
C'est une sorte de huis-clos estival, sur une île grecque,  qui raconte le malaise d'un couple franco-américain Céline et Jesse, à l'aube de la quarantaine. Même sans avoir vécu un millième de ce qu'ont vécu les personnages en terme de relation, même si je n'ai pas le même âge, quelque chose dans ce film m'a parlé. Oui, j'avoue, je crois en cette lassitude, en cette routine enfants/boulot/dodo, en la perte de la magie, de la passion. Il y beaucoup de justesse dans ces dialogues qui s’échaudent, ces tensions latentes, ces phrases amères. Le film aborde mille questions : celle du temps qui passe, celle de la passion qui s'évade, de la nécessité de faire des concessions, le tout avec une fluidité indéniable. 
Par ailleurs, j'ignorais totalement que ce volet était le dernier d'une trilogie débutée en 1995 (Before Sunrise et Before Sunset) qui raconte la première nuit de Céline et Jesse puis leurs retrouvailles à Paris. Je vais m'empresser de les regarder.
La critique de Télérama me rend jalouse : http://www.telerama.fr/cinema/films/before-midnight,440058.php

Né quelque part

Pas du tout déplaisant mais on est néanmoins loin du chef d’œuvre: trop lisse sans doute...
L'histoire, c'est celle de Farid, jeune Français , étudiant en droit qui doit aller en Algérie pour sauver la maison de son père. Découvrant ce pays jusque là inconnu, il tombe sous le charme des villageois et reconstitue petit à petit son passé.  Quête identitaire, réflexion  sur l'immigration, l'intégration, les origines: joli projet sauf que le tout est etouffé par un excès de bon sentiments.  Il manque le petit quelque chose qui prend aux tripes, qui vous fait sortir de la salle un peu chamboulé(e), avec des interrogations...
Restent des moments drôles et tendres, une panoplie de personnages attachants et les acteurs plutôt convaincants (Tewfik Jallab , Jamel Debbouze , Malik Bentalha)  et une image touchante de l'Algérie du 21e siècle.

29 juin 2013

Les petits princes

Adoré!!! Comme quoi les bons sentiments, quand c'est bien filmé ça marche! 
Ça parle de foot, de jeunes espoirs, de malformation cardiaque, de désillusions et d'amitiés! Oui, je sais on dirait le scénario d'une série TF1, avec Mimi Mathy! Et ben pourtant je n'ai qu'un conseil: courrez-y, c'est un régal d'humour et un délice pour les yeux et le cœur. C'est léger, drôle, les personnages secondaires ont tous leur petit quelque chose qui les rend tres attachants. Quant au jeune Paul Bartel, il est bluffant de sincérité.

the Bling Ring

Sheila Levine est morte et vit à New-York

MERCI AAAAAADDDDDDDDDDDDDDDDDDDD:))))))))) (comment ai-je pu t'oublier ?)
Voici la Bridget des années 70. Sheila Levine est l'ancêtre de Bridget Jones en plus cynique et nettement moins romantique! Sheila est née dans une famille juive dont le mot d'ordre est : « trouve un mari à la fac, après ce sera plus dur », Sheila Levine, toujours célibataire à 30 ans, décide que la plaisanterie a assez duré et se lance dans l'organisation de son suicide. Le passage de la recherche du caveau pour celibataire est hilarant. Mais, ce qui m'a le plus frappé c'est le ton de ce bouquin (à la superbe couverture au demeurant), moderne, noir, déroutant et tellement actuel pour un livre écrit en 70. 
Je recommande vraiment. 

9 juin 2013

L'autre vie de Richard Kemp

Bonne surprise que ce film!! Pour plein de raisons je me suis laissée emporter par ce thriller plutôt fantastique. L'histoire de Richard Kemp, un commandant de police à quelques années de la retraite qui, alors qu'il enquête sur un crime se retrouve par mystère vingt ans en plus tôt, en 1989, à la veille du premier meurtre commis par un tueur en série. Kemp tente alors de perturber le passé, de modifier le cours d'histoire et d’empêcher les meurtres d'avoir lieu, mais un jeune flic lui complique la tâche : lui-même, vingt ans plus tôt. Tout est tourné à Bordeaux, que j'ai reconnu dès la première terrasse du quartier Mériadeck; la manière dont le réalisateur a réussi à reconstituer le Bordeaux des années 90 est épatante! Il est vrai que le quartier Mériadeck (pour les connaisseurs) se prête volontiers à un retour dans le passé: c'était déjà ultra moche dans les années 90. La Garonne, le pont Saint Jean, la base sous marine: tous ces lieux si familiers sont autant d'éléments décisifs dans l'intrigue. Les acteurs sont vraiment crédibles et Mélanie Thierry, sublime, qu'elle incarne la jeune psychologue trentenaire ou la mère de famille 20 ans plus tard. 
Fait troublant, l'actrice qui joue la copine de Jean-Luc Anglade n'est autre que mon ancienne voisine d'enfance, qui je le savais était comédienne, mais que je n'avais vue qu'au théâtre.
Fait troublant numéro 2, en sortant du ciné, je croise un ami du lycée, pas vu depuis 15 ans. A se demander si j'avais vraiment quitté la salle...

Pop redemption

A peine la moyenne pour ce film à l'idée originale mais au scénario bancal. L'histoire d'un groupe de rock satanique, les Dead Makabés, qui à la suite d'un bizarre accident de cercueil (sic),  pour échapper à la gendarmerie locale se fait passer pour un groupe de hippies. Pour leur leader, Julien Dore tyrannique chanteur de Heavy Metal c'est impossible ; pour les 3 autres (Grégory Gadebois, Jonathan Cohen et Yacine Belhousse) devenus aujourd'hui de gentils pères de famille, maris attentifs biens décidés à en finir avec cette époque, c'est peut être l'occasion de se "ranger"... Ils débarquent dans un village du Sud de la France au festival de la Fraise, cheveux longs, tatoués, ongles peints et enfilent alors le costume des Beatles et la frange.
Si l'idée est marrante, les acteurs plutôt pas mal, le reste l'est beaucoup moins. C'est un peu niais et pas franchement hilarant: trop de clichés, de bons sentiments, d'humour franchouillard (les gendarmes sont une bande de bras cassés faignants et au QI d'huître) et surtout les ficelles scenaristiques sont grossières.
Je n'ai pas passé un mauvais moment, mais la diffusion TV aurait amplement suffit. 

8 juin 2013

Oh boy

Surprise (plutôt positivement) par ce film en noir et blanc qui raconte 24 heures de la vie de Niko, un jeune allemand, trentenaire un peu perdu sans job ni études en cours. Au fil de la journée, on suit notre héros, sourit devant son impossibilité à boire un café (joli fil conducteur) et partage ses rencontres. De l'assistant social odieux, à une ex-obèse de la période lycée, en passant par le voisin dépressif, une mamie qui lui fait tester un fauteuil électrique, son père ...tous sont finalement assez paumés comme Niko. 
Je ne suis pas sûre que ce soit du goût de tout le monde mais j'ai aimé la poésie et le cynisme qui se mêlent dans ce film. 


2 juin 2013

Gatsby

On m'avait tellement dit que c’était pourri  que je m'étais préparée. Ça risquait d'être long (2h15) et fatiguant (3D oblige). J'y suis donc allée tôt et en version 2D. ;)
Et ...ça n'a pas été si terrible que ça. Ce n'est certes pas inoubliable mais on se laisse tout de même emporter par l'histoire, assez romantique, il est vrai. Les effets spéciaux sont impressionnants et un peu usants : des plongées, des vues de villes a perte de vue, de nuit, de jour, des bolides, un château surréaliste. A plein de moments j'avais impression d'être dans un dessin animé ou au futuroscope. 
Au total, un sentiment de "pas si mal" après des échos détestables.
PS (pour AD) : c'est avec Léonardo et Tobey Maguire, et c'est le réalisateur de Moulin Rouge et Roméo et Juliette.

Ginger et Rosa

Un film vraiment troublant sur l'amitié entre deux adolescentes anglaises en pleine guerre froide. Ou comment deux amies, unies à la vie à la mort vont finir par se déchirer au moment du passage à l'âge adule. L'histoire se déroule dans les années 60 en pleine crise des missiles de Cuba. Ginger est une poète en herbe militante pour le désarmement alors que Rosa est plus attirée par les hommes que par la guerre froide. Et c'est justement un homme qui va les séparer et quel homme...
J'ai particulièrement aimé les silences, la lenteur, les visages de ces adolescentes qui se cherchent à l'orée de l'âge adulte. 



1 juin 2013

Une vie

Une vie...celle de Simone Veil. 
En passant dans les rayons de ma librairie préférée je vois que les 4 premiers chapitres de l'autobiographie de Simone Veil sont parus sous forme de petit livre de poche destines aux lycéens (l'enfance, les camps, jusqu'à la Libération en 1945). J'ai failli me contenter de ces premiers chapitres, quelle erreur cela aurait été. Car tout ce qui suit s'explique par ces premières années : son courage, sa ténacité, ses combats. Simone Veil raconte tout: son enfance dans une famille laïque, la déportation, l'horreur des camps puis sa carrière de magistrate, son entrée en politique, sa foi en l'Europe.
Moi qui ne lis jamais de biographie, j'ai lu avec beaucoup d'intérêt celle-ci. L'écriture est plutôt agréable et même si certains passages sont moins captivants (notamment celui sur le parlement Européen) l'ensemble est très instructif.