31 juillet 2013

Aya de Yopougon

Vraiment convaincue par ce joli film d'animation pas mièvre, réaliste et coloré.

23 juillet 2013

Paris à tout prix

Estival, léger, marrant : le feel good movie de ce mois de juillet. 
Entre "Tout ce qui brille" pour le coté girly, les Louboutins et "Né quelque part", pour le thème du retour au pays natal, le choc des cultures...
L'histoire, c'est celle de Maya, trentenaire d'origine marocaine, styliste branchée, parisienne jusqu'au bout des ongles qui roule en Smart (sur les trottoirs), collectionne les Louboutins et les PV pour stationnement gênant qui, après un contrôle routier,  est renvoyée au Maroc, pays qu'elle ne connait pas, qu'elle fuit, voire qu'elle méprise. Arrivée sur place, gros choc: dans la maison familiale, elle est confrontée à son grand frère qui, à coup de de canulars (scènes mythiques de pipi dans les buissons ou de deal avec les passeurs) est bien décidé à lui faire regretter ses clichés sur la Maroc. Ce retour est aussi l'occasion de retrouver sa grand-mère adorée mais aussi un père fermé (je n'en dis pas plus) et  des traditions qu'elle ne connait pas (plus?).
Les critiques sont plutot mauvaises, certes, on est loin du film de genre ou du cinéma d'auteur mais est-ce ce qu'on attend en ce mois de juillet caniculaire ? Personellement, voir Stéphane Rousseau en styliste exécrable, Maya en talons de 12 cm coincée entre une chèvre et une poule dans un bus, le tout saupoudré de gags assez marrants et d'un pincée de romantisme: ça suffit largement à égayer mes soirées. 

22 juillet 2013

Juliette

De Pierre Godeau avec Astrid Bergès-Frisbey.  
Une heroïne un poil agaçant, un coté bourgeoise parisienne qui ne veut pas grandir (se nourrit de fraises natures sur un lit immaculé et de Veloutés de chez Danone en micro-short sur sa terrasse du 16ème) mais pourtant une jolie vision du passage à l'âge adulte et des questionnements qui l'accompagnent.
Comment se relève-t-on d'une rupture? Comment oublie-t-on sa première et grande histoire d'amour (le débat est ouvert), comment savoir ce que l'on veut vraiment faire de sa vie.
Je peux comprendre que certains trouvent le film prétentieux et nombriliste; en ce qui me concerne, j'en suis ressortie troublée, émue par ces parenthèses entre rêve et réalité, la poésie de l'histoire pour enfants que Juliette écrit et des scènes de tendresse et d'apaisement avec son ex-grand amour.

21 juillet 2013

Grigris

Un joli film tchadien qui raconte l'histoire de Grigris un jeune homme à la jambe paralysée, qui rêve d'être danseur. La nuit, sa jambe se révèle un atout, comme un instrument de souplesse extrême qu'il maîtrise et qui lui rapporte quelques billets le soir venu. La journée, la vie de Grigris est moins réjouissante: réduit à son seul handicap, il aide sa mère à laver le linge du village,  bricole avec son oncle, et traîne sa jambe dans les rues du village.
Sauf que, son oncle tombe malade et pour payer le traitement Grigris plonge dans un trafic d'essence. De mensonge en trafics, Grigris va devoir fuir la ville avec Mimi (Ahhhhh sublime Mimi), une femme qui oscille entre résignation  face à sa prostitution ("faut bien payer les factures" lâche-t-elle) et fardeau. Les deux amants meurtris se réfugient dans un village de brousse. Pour y trouver enfin la paix? Sans trop dévoiler la fin, ça ressemble à un de ces contes africains que je lisais petite, avec une superbe fuite des jeunes amants et leur salut grâce au village de femmes.
Dans ce film, filmé avec beaucoup de délicatesse, sans lourdeur, avec des longs plans silencieux, j'ai vu une métaphore du combat, d'un pays mutilé et de la revanche des femmes: très beau!!

Les aristochats

A part le petit sourire complice de la dame de l'UGC qui a déchiré ma place en me disant salle 11, rien ne m'a fait réaliser que j'allais voir un film pour les moins de 8 ans!!! Dans la salle : un papa et son petit garçon perché sur 60 catalogues UGC en guise de rehausseur et un nostalgique de plus de 30 ans tout seul.
J'ai retrouve Duchesse, Berlioz, Toulouse et Marie....pour une bien jolie parenthese d'un samedi caniculaire. Meme avec mes yeux d'adulte, la magie opere, on rit toujours, on réalise la qualité du dessin (ah les vues de Paris!) et la poésie de ce superbe Walt Disney.

19 juillet 2013

Les beaux jours

Superbe. Je n'étais pourtant pas sûre d'apprécier ce film loin de mes préoccupations, la retraite, l'ennui, l'adultère.
Caroline, la dentiste bourgeoise rencontre dans un club d'activités pour retraités (grâce au "forfait découverte" offert par ses filles) Julien, l'informaticien un peu cheap. Une histoire d'amour entre une "jeune" retraitée et un homme volage, de 20 ans son cadet, ça sent le film de couguar? DETROMPEZ-VOUS!!!
Marion Vernoux filme une vraie et belle passion, avec beaucoup de délicatesse et d’intelligence; mais aussi et surtout une libération, une émancipation. Je me suis pas ennuyée une seule seconde: les deux acteurs principaux (Fanny Ardant et Laurent Lafitte) sont éblouissants de sincérité, avec une vraie révérence à Laurent Lafitte  (vraiment époustouflant) à la fois viril, brusque, parfois tendre, secret. J'ai fondu.
On croit en ce couple improbable, on croit en leur passion, on ressort ému avec l'envie d'être happé(e) par une folle histoire d'amour, de vivre l'instant sans se poser de questions.

14 juillet 2013

Frances Ha

Probablement l'un de plus jolis moments de ciné de l'année! Ceci dit, j'ai l'impression de dire ça souvent! Mais là, c'est un vrai régal. L'histoire de Frances, c'est celle d'une jeune New-Yorkaise, qui rêve de devenir chorégraphe et qui s'accroche à ce rêve. Sur une très jolie bande-son, on suit une actrice divine Greta Gerwing. Le talent du réalisateur, Noah Baumbachest, de nous embarquer à chaque plan avec son héroïne, sautillante dans les rues de New-York ou au petit matin, sur un quai de métro, ou rêveuse fumant à sa fenêtre. Elle nous ressemble un peu cette quasi-trentenaire: perdue entre amis, amant, colocs, choix professionnels dans un New-York en noir et blanc superbe. Je ne peux qu'aimer et donc recommander.

Le grand méchant loup

7 juillet 2013

Nos étoiles ont filé

 De Anne-marie Revol
Mille fois, j'ai vu ce livre dans ma librairie, j'ai lu des critiques toutes positives et pourtant je ne voulais pas le lire...J'avais peur, peur de lire la misère, de trouver ça pathos, voyeur, sordide. Et pourtant je l'ai lu d'une traite la boule au ventre, à deux doigts de pleurer plusieurs fois. 
Ça raconte l'histoire vraie d'un deuil, d'une reconstruction d'une mère et son mari, après le décès de ses deux fillettes de 14 et 26 mois dans un incendie. Ça raconte l'innommable, l'indescriptible, l'intolérable. 
C'est juste éblouissant de sincérité sans jamais tombé dans le mélo.  L'auteur parle à ses filles, leur écrit une lettre quotidienne avec des mots simples... Quelle émotion!


6 juillet 2013

Ta carrière est fi-nie!

Voici la suite des aventures de Zoé Shepard l'auteur de "absolument débordée" qui m'avait fait hurler de rire l'an dernier. J'attendais la sortie en poche: c'est chose faite.
Hélas dans cet opus rien de bien nouveau, bien moins hilarant,  seulement le plaisir de retrouver Coconne (en grande forme), Simplet et les autres. 
Le petit nouveau dans cet épisode s'appelle the gentleman, la tête sur les épaules, un regard souvent médusé sur les aberrations mais peu de possibilités d'action. 
Le problème c'est que, ce qui m'avait irrité dans le premier tome se confirme dans le deuxième : le côté zoe shepard sauveuse du monde "je-fais-tout-parfaitement-et-les-autres-sont-des-demeurés-arrogants-et-incompétents". En outre, ce qui semblait totalement possible en terme d'idioties administratives dans le premier tome est là, à la limite du crédible avec tout un tas d'anecdotes ubuesques qui enlèvent du charme au récit. Malgré tout, le livre réserve quelques bonnes tranches de rigolade avec notamment un final en Afrique absolument désopilant! 
Bref ça se lit vite : sur une chaise longue ou à la terrasse d'un café; drôle sans être hilarant comme le premier, ce n'est pas forcément indispensable.

1 juillet 2013

L'attentat

Très beau film.Vu il y a déjà plus de 2 semaines mais le temps manque en ce moment pour écrire une petite critique. L'histoire c'est celle c’est un attentat-suicide à Tel-aviv, Amine qui opère les blessés est appelé pour identifier le corps de sa femme morte dans l’attentat...sauf qu'il découvre que c'est elle la kamikaze. La situation lui échappe alors dans un premier temps puisqu'il est arrêté, interrogé, suspecté; dans la deuxième partie Amine part à la recherche de la vérité et explore les zones d'ombre de cette femme tant aimée. Le sujet était ultra casse-gueule: ça pouvait vite tourner au pathos/mélo/moralisateur. Le réalisateur évite tous ces écueils et nous livre un film très sincère ou l'on sent  en permanence le déchirement du personnage. J'ai beaucoup beaucoup aimé. Je pourrais même y retourner!