30 janvier 2014

Dallas buyer club

Petit bijou d'émotion. A voir !
L'histoire (vraie) c'est celle de Ron Woodroof, un électricien, cow-boy, homophobe, accro à la cocaïne et aux femmes (leurs fesses surtout) qui apprend qu'il est séropositif et qu'il ne lui reste que 30 jours à vivre.
Atteint comme il le dit, de cette "maladie de tapettes", il va lutter, en quête d'un traitement, d'abord l'AZT, (c'était l'époque des premiers essais cliniques), qu'il rejetera quelques temps apres pour un traitement, "plus soft", qu'il va chercher aux 4 coins du monde et qui va rendre plus supportable son quotidien. D'abord pour lui, puis pour des centaines d'autres, il fonde son buyers club où les patients contaminées pouvaient se procurer des médicaments non autorisés par la FDA. 
Tout m'a plu et intéressé: le propos, la réalisation, les interprètes (géants Matthew Mc Conaughey et Jared Leto), l’émotion qui se degage a chaque plan (oui, j'ai encore pleure)....
De ce réalisateur canadien Jean-Marc Vallée, j'avais vu et aimé CRAZY, beaucoup moins Café de Flore. Hier soir je suis sortie bouleversée, émue, emballée par ce film.
A voir, d'abord parce que c'est drôle (pour AD, oui, vraiment) et sublime!
J'y retourne ce week-end, tiens ;)

29 janvier 2014

Une autre vie

"La meilleure façon de séparer des amants, c'est de les mettre ensemble" 
Vous avez 1h30! 
Voilà tout est dit, pour ce film de Emmanuel Mouret dont je suis d'ordinaire plutôt adepte. La je suis nettement moins convaincue...
Le propos est simple: une histoire d'amour entre un électricien (Joey Star) et une pianiste. L'électricien (l'explication du système d'alarme pour les nuls est mémorable!!) est en couple avec une superbe vendeuse de chaussures (Virginie Ledoyen) pas prête à lâcher son mec. 
J'ai bien aimé les personnages d'Emmanuel Mouret, leurs interrogations (le désir, la jalousie, l'adultère...) et ses dialogues hors du temps (comme d'habitude). Mais a part ça, ça manque de matière, d'émotion nécessaire à en faire un vrai beau film. 

26 janvier 2014

Belle comme le femme d'un autre

Dénué d'intérêt. Next!
Pour les informations pratiques:  
«Belle comme la femme d'un autre», comédie (euh??????) romantique (bof) française (ah mince) de Catherine Castel, avec Audrey Fleurot, Zabou, Olivier Marchal, Yves Jacques... Durée : 1h30 

25 janvier 2014

Prêt à tout

Je ne pensais pas sortir si déçue...
Sur le papier une petite comédie romantique: Max, 8 ans plus tôt a craqué sur Alice, militante etudiante. Après avoir fait fortune en créant un site de rencontres pour mère célibataire (meetthother.com) Max recroise un jour Alice désormais ouvrière dans une usine de jus de fruits en poudre en quasi faillite ou elle travaille a la chaîne. Pour se rapprocher d'Alice, Max rachète l'entreprise et fait semblant de s'y faire embaucher.
A l'écran : c'est ridiculement naïf, pas vraiment drôle, et le scénario totalement improbable. Je dirais si j'etais dure, que j'ai assisté à un mélange entre émission de télé réalité  (un patron se fait passer pour un ouvrier), un reportage sur le travail a la chaîne et une sitcom de TF1 (oui, c'est une ancienne futur avocate qui met les jus de fruits en poudre dans des sachets).
Mais, parce qu'il faut bien citer quelques points positifs: la bande son est sympa , Max Boublil a un petit côté charmant  et Aïssa Maïga est pétillante. 
Reste que ça ne fait pas un film. 

22 janvier 2014

Lulu femme nue

Un très bon film qui réchauffe les cœurs et que je ne peux que recommander. On en sort apaisé, heureux en se disant qu'il y a du bonheur a prendre dans tous les instants, dans toutes les rencontres. Un peu comme après la lecture d'un livre de Barbara Constantine ou Marie Sabine Roger, on croit en l'être humain.
D'une histoire de solitude, le réalisatrice fait naître une histoire de liberté portée par une Karine Viard toujours géniale , en fuite qui dans son errance croise des personnages fantasques, haut en couleur et tellement tendres... A voir !! 

18 janvier 2014

L'amour est un crime parfait

Ce film de Jean-Marie et Arnaud Larrieu m'a laissée perplexe...

La reine des neiges

Adoré!!!!!!!!!!!!!!!!! 
Ce Walt Disney m'a conquise à coup de graphisme de belle qualité, d'une histoire d'amour pas cucul, de chansons hautement cuculs (pour mon plus grand bonheur) et de personnages attachants (j'ai adoré la spontanéité de Princesse Anna). En sortant du ciné, charmée et détendue, je n'avais qu'une envie: chanter "delivréeeeee" (plus que 24h avant que je le chante vraiment!!)

Philomena

Quel joli film de Stephen Frears: plein de pudeur, de tendresse et d'humour.
C'est tiré d'une histoire vraie: dans les années 50,  Philomena, une adolescente irlandaise se retrouve enceinte après une étreinte avec un bel inconnu lors d'une fête foraine. Comme châtiment, la voila au couvent encadrée de religieuses, en charge des  travaux ménagers les plus pénibles et avec le droit de voir son fils une heure par jour. Puis, son fils lui est retiré et est adopté par une famille américaine. 
50 ans plus tard, Philomena (merveilleuse Judi Dench), qui n'a pas perdu la foi (on se demande comment) ni sa grande bonté, ne parvient pas à oublier son enfant. Sa rencontre avec Martin (Steve Coogan), journaliste qui vient de perdre son boulot va la mener aux États-Unis sur les traces du fils perdu. Derrière la quête filiale, se trame surtout une superbe histoire humaine, rencontre entre un journaliste, intello sarcastique et Philomena, cette femme modeste mais hors du commun qui bouscule tous ses préjugés.
J'ai été épatée par les deux comédiens et la direction de Frears. Où comment les regards suffisent parfois à rendre compte de ce qu'ils s'apportent, parfois tendres, exaspéres, troublés.
Un vrai beau moment de cinéma

16 janvier 2014

La démesure

La démesure n'est pas un roman, encore moins une fiction. La démesure c'est le témoignage de Céline Raphaël, 28 ans, interne en médecine sur les souffrances subies dans son enfance.
A partir de 4 ans, cette petite virtuose du piano va devenir le souffre-douleur de son père, et ce jusqu'à ses 15 ans, quand une infirmière scolaire inquiétée par sa maigreur s'alarme et gagne sa confiance. Après plusieurs mois de confidences, une plainte est déposée et Céline est retirée de ce quotidien d'horreur. La suite, ce sont des foyers, les études de médecine et le ré-apprentissage de la vie. 
C'est un témoignage émouvant, sans pathos, ni voyeurisme. L’écriture est factuelle mais juste, pour décrire des semaines de répétitions (45h de piano/semaine), des privations, des gestes inacceptables, des coups et l'indifférence de l'entourage. Savaient-ils? Les voisins, les instits, les médecins? Pas vraiment. A priori, personne ne voulait/pouvait croire qu'un homme si "bien", PDG respecté pouvait être un tel bourreau.
C'est à l'occasion d'une émission sur France Inter que j'ai découvert cette incroyable et brillante jeune femme, qui m'a donné envie de lire son texte. Je l'ai lu en un soir et en suis sortie chamboulée. 

10 janvier 2014

A coup sûr

Delphine de Vigan, dont j'ai toujours aimé la plume, s'attaque à la réalisation cinématographique et vient même défendre son nouveau bébé dans mon cinéma préféré.
Le sujet est loin d'être inintéressant: culte de la performance, volonté d'être au top, de ne jamais décevoir, même (et surtout) au lit! Qui ne se pose pas la question? 
L'histoire c'est celle d'Emma (géniale Laurence Arné), jolie journaliste éco, brillante et méthodique qui s'attelle après deux échecs consécutifs (réels?), à devenir le meilleur coup de Paris.  Cours, livres, rencontre avec une call-girl, sexologues, PQR*, tout y passe.
Si le film démarre assez bien (on s'identifie, elle nous charme, elle nous amuse), hélas, ca se calme assez vite pour s'apparenter à un téléfilm somme toute assez moyen.
Pourtant, il y avait matière à allier humour et réflexion sur une société de plus en plus exigeante, des couvertures de magazines féminins un peu culpabilisants remplis de témoignages toujours plus extravagants (quoi? vous n'aimez pas la brouette chinoise sur un parking les soirs de plein lune???)
Malgré quelques scènes vraiment marrantes, l'ensemble reste un peu convenu. Ceci-dit, comme j'attends vos impressions: allez-y!
* mais si, mais si, vous savez...

6 janvier 2014

La Vie rêvée de Walter Mitty

Plutôt poétique et réussi selon moi, alors que les critiques presse sont plutôt mitigées.
Mais Biba aime, nous sommes sauvés! 

3 janvier 2014

Jamais le premier soir

Ce film n'a jamais aussi bien porté son nom puisque, après un premier échec la veille pour le voir (mon cinéma n'ayant pas reçu la bande (sic)), j'ai réussi à y aller le 2ème soir!!
A défaut d'avoir assisté à la projection d'un chef d'oeuvre, cette petite comédie a comme principaux avantages : 
- de m'avoir faire rire (ce n'est pas donné à toutes les comédies, cf. le récent et pathétique "100 % cachemire")
- de parler d'amour et de chagrin d'amour avec pas mal de malice
- de me laisser tranquillement mater Julien Boisselier, ahhhh Juju ;)
- d’apprécier l’énergie des 3 comédiennes (Alexandra Lamy, Mélanie Doutey et Julie Ferrier) et Jean-Paul Rouve assez émouvant
Dans l'ensemble, une petite comédie sympatoch, pas prise de tête qui démarre assez vite (ça se tasse un peu au milieu), et qui laisse un petit gout sucré pas désagréable.

1 janvier 2014

Tel père tel fils

Que de questions à la sortie de ce film tout en finesse et retenue. L'histoire c'est celle d'une famille japonaise aisée, qui élève (à tous les sens du terme) un enfant: leur enfant unique, Keita. Enfant "élevé" toujours plus haut: à lui les cours de piano, l'école privée élitiste, les meilleurs plats (mais peu d'espace pour la légèreté et l'insouciance propre à l'enfance). Tout bascule le jour où l'hôpital leur annonce que ce petit garçon n'est pas le leur, qu'il a été échangé à la naissance avec un autre enfant. Ce dernier vit entouré de frères et sœur dans une famille modeste, de commerçants, sans pression, ni quête de réussite. Commence alors le questionnement et le bouleversement d'une vie réglée comme du papier à musique. Que faire? Procéder a un "échange standard" (rien que l'idée fait frémir)....Récupérer l'autre enfant et les élever ensemble, commencer par se les prêter le weekend et que dire à ces gamins? 
C'est surtout aussi l'occasion pour le réalisateur de nous faire nous interroger sur la filiation, les rapports humains, nos rapports avec nos parents et l'éducation. Qui sont nos parents? Ceux qui nous élèvent, nous veillent, nous aident a grandir ou ceux qui nous mettent au monde ? Qu'est ce qui est inné? "Tout s'explique donc" lâche le père qui ne voit pas en Keita le petit battant qu'il espère, comme s'il s'agissait de génétique...
Merci encore pour ce film intense et subtil.