31 janvier 2015

Toute première fois

Une comédie romantique moderne dans son propos avec le charmant Pio Marmai, la "connasse de canal" et d'autres acteurs aux abdos saillants. Parfait pour un samedi brumeux.
L'idée de départ est celle du triangle amoureux revisité:  l'histoire d'un homosexuel (Jérémy)  à deux doigts d'épouser l'amour de sa vie (beau gosse, intelligent, adorable et riche puisque futur PH en chirurgie à Paris IV). Un soir d'ivresse, Jeremy couche avec une nana (fort belle suédoise au demeurant) et en tombe amoureux.

Pas époustouflant mais plutôt original puisqu'ici tout est "inversé". Les parents sont pro mariage gay, quitte à rejeter leur fille, trop "hétéro/planplan/mère de famille, les corps dénudés sont ceux des garçons et le couple qui vole en éclat est 100 % masculin! 

28 janvier 2015

Discount

Le titre et l'affiche font imaginer le pire: la bonne grosse comédie française pas drôle et grossière. Point du tout!! "Discount "est un film social doux-amer, généreux et drôle.



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Christiane, Gilles, Alfred, Emma, Momo et Hervé sont tous employés dans un hard discount. Coûte que coûte, ils se doivent de garder le sourire (un poster de banane leur rappelle quotidiennement) et ce, même si leurs emplois sont menacés (pour laisser place à des caisses automatiques) et si les pauses pipis sont chronométrées.
Mais, alors que le licenciement économique les guette, il décident de monter une "épicerie alternative" en récupérant quelques produits des rayons de leur employeur. Le succès de leur petit commerce solidaire pointe son nez, les soucis aussi.
On rit de leur malheur mêlés à une bonne humeur communicative, on rage face à certaines manifestations de mépris du genre humain, on est ému devant leur persévérance et la solidarité qui parcourt le film du début à la fin. On en sort un peu requinqué avec la sensation d'avoir vu un film vrai porté par des acteurs sincères et émouvants. Et,  on se dit que la comédie sociale a du bon et de l'avenir.

Wild

Wild c'est le nouveau film de Jean-Marc Vallée (C.R.A.Z.Y., Dallas Buyers Club) avec Reese Witherspoon. 
 Le pitch est simplimissime : Cheryl Strayed, une jeune femme au parcours chaotique, se lance dans un périple en solitaire de 1500 kilomètres le long du Pacific Crest Trail, un chemin désertique avec un sac à dos lourd comme le fardeau de son passé. Ok, c'est un peu cliché, bien américain et ultra classique comme réalisation : une histoire de rédemption par la marche, l'effort et l'endurance, entrecoupée de flash-backs explicatifs. Mais çam'a totalement emportée. Peut-être parce que je suis une fille, que j'aime la randonnée, les histoires d'effort et de pardon et que j'adore Reese Witherspoon mais pas que. Probabalement aussi car l'histoire de cette femme paumée entre deuil, drogue, sexe et culpabilité est ultra touchante, que ses rencontres ont l'air sincères, l'aidant à avancer, à tenir et que sa pugnacité est infiniment belle. Oui, j'y ai cru, j'ai marché avec elle, souffert avec elle, tordu le nez lorsqu'elle mange de la "cold-mush", frémi, et chanté avec elle pendant 2 heures (la bande originale est excellente). 

NB: Angie, vas-y!! Et donne moi ton avis! 

NB2: Heureusement que mon nouveau cinéma fait une (unique) séance en Vo le mardi à 15h55 (sic), j'ai ainsi posé un jour de congé.

26 janvier 2015

Rendez-vous à Atlit

L'histoire de 3 sœurs qui se retrouvent en Israël en 1995 dans leur maison de famille. Elles sont aussi sœurs que différentes, chacune a ses idéaux, ses rêves, ses contradictions. Elles s’engueulent, se cherchent, sous l’œil attendri de leurs défunts parents (qui apparaissent derrière les portes). Mais la complicité est bien là...Jusqu'à l'assassinat, le 4 novembre, d'Yitzhak Rabin et un processus de paix vole en éclat. Comment réagir? 
Un joli film sur les relations humaines et les rapports de famille, porté par trois actrices gracieuses et impeccables : Géraldine Nakache, Yaël Abecassis et Judith Chemla.

19 janvier 2015

La rançon de la gloire

Je m’étais jurée de ne pas le louper: le nouveau film de Xavier Beauvois, l'histoire (vraie) du vol du cercueil de Charlie Chaplin. Le tout porté deux grands du cinéma : Roschdy Zem et Benoît Poelvoorde.
Même si ça impliquait une unique projection dans la salle 14 (celle à coté des WC), sur un écran à peine plus grand que ma télé, dans une salle au format de couloir, un dimanche à 13h dans mon nouveau cinéma de province région.
Je croyais adorer ce film au pitch charmeur, qui semblait mêler burlesque et originalité et j'en suis sortie déçue devant un résultat plutôt fadasse et un peu poussif.
Pourtant, Poelvoorde est parfait : nuancé et attendrissant, comme je l'aime, mais la magie n'opère pas, en tout cas, pas chez moi.

18 janvier 2015

L'affaire SK1

L'histoire de Guy George, le tueur de l'Est parisien. Le film alterne deux visions, deux époques. Celle des années 90, avec l'équipe du 36 en charge de l'affaire et de ses avocats plus récente, prêts à défendre l'homme derrière la bête.
Pas mal mais pas gai!

16 janvier 2015

Les souvenirs

Les souvenirs est un roman de Foenkinos que je n'ai pas lu. Après 3 romans de l'auteur, j'avais trouvé le procédé un peu systématique. C'est désormais un film que j'ai plutôt aimé. C'est humble, c'est triste et tendre comme du Jean-Paul Rouve, le réalisateur. Ce type a un côté clown mélancolique que j'avais déjà apprécié dans son précédent film "quand je serai petit".
Les souvenirs, c'est une réflexion sur le temps qui passe. Une vieille dame (Annie Cordy) perd son époux, ses 3 fils décident de la placer dans une maison de retraite. Lasse des ateliers dominos et repas prémachés, la mamie s'évade...en laissant à son petit fils, le soin de la retrouver. Ce jeune homme qui se cherche, entre quête de l'amour, quête d'un futur, dans un environnement familial un peu toxique entre un père dépressif (Michel Blanc), une mère (Chantal Lauby) qui aimerait vibrer un peu et un colloc qui mange des raviolis froids en buvant du coca chaud.  
Le film porte un regard bienveillant sur les relations humaines et nous propose une réflexion sur le rapport au temps et sur la mémoire. 

12 janvier 2015

Valentin Valentin

D'ordinaire, je suis plutôt fan de Pascal Thomas. J'aime son style, sa direction d'acteurs dans ses adaptations d'Agatha Christie, avec le génial tandem Frot/Dussolier (même si sa dernière adaptation m'avait nettement moins convaincue).

Avec Valentin Valentin, il signe une petite comédie de meurs vaguement policière que, bien que non dénuée de charmes, je n'ai pas adorée. La première partie est assez savoureuse, ça commence comme La vie, mode d'emploi. Un quartier chic, un immeuble, des voisins qui s'épient, se croisent, se guettent. Pascal Thomas prend un vrai plaisir à nous présenter ses personnages, leurs failles, leurs habitudes, Valentin d'abord. Valentin est un charmant garçon, dévoué, aimé (trop?) de toutes et tous, ses voisines, sa pulpeuse concierge et femme de ménage, sa maîtresse, sa mère (divine Arielle Dombasle, toujours aussi jetlaguée).
Même les hommes l'aiment bien : le mari de la concierge (splendide Francois Morel), qui aime surtout faire des photos coquines de jeunes filles,  le voisin du 6è et ses solos de clarinette (Christian Morin), Christian Vadim, mystérieuse voix off. 
Pourtant Valentin est retrouvé mort et les masques doivent tomber, tout ce petit monde a nécessairement quelque chose à cacher...et le film pourrait être diabolique. Sauf que, ça s'englue dans une sorte d'affaire de chinois qui n'apporte pas grand chose et l'on ne sait sur quel pied danser. On attend une chose, que le film décolle ou qu'il choisisse son camp: policier ou  petite comédie noire de quartier ?

11 janvier 2015

Chroniques de l'asphalte : 1 et 2/5

Un peu de poésie, dégotée dans la jolie bibliothèque  de ma nouvelle ville.

J'avais devoré le tome 3, qui mêlait humour et amour. Dans les deux premiers, on retouve un certain nombre de personnages du tome 3, habitants d'une tour d'une banlieue. Les chapitres sont découpés comme les étages de leur immeuble, desservis par un ascenseur. Il y a le 3ème gauche, le 4ème étage droite...Des vieux qui crèvent sans ascenseur, des moins vieilles un peu nympho, des ados qui font des conneries, coupent de oreilles, flirtent avec Nathalie, Karine, etc. 
Une fois de plus, on admire la plume de ce jeune auteur, son cynisme tendre, et on referme le livre en le remerciant de nous avoir fait sourire en cette période d'actualité troublée, triste à pleurer. 

3 janvier 2015

Chroniques de l'asphalte (3/5)

Je ne connaissais l'auteur que de nom, quand au hasard d'un échange de livres sur mon palier (...), je me retrouve avec le tome 3 des Chroniques de l'asphalte. Nous sommes samedi matin, j'ouvre, je lis la première chronique (c'est doux-amer), une deuxième, j'enchaîne. Midi approche et je ne veux pas quitter ces gamins qui aiment comme ils parlent. Vous l'aurez compris, je suis conquise! Que de poésie et de tendresse dans ce livre, où il est question d'adolescence un peu, d'amour beaucoup, de vie dans une cité, dans les années 80-90 entre 205 GTI et boums de fin d'après-midi. Avec une infinie simplicité, Samuel Benchetrit nous fait partager les émotions de ces petits adultes en devenir. Sous des airs légers, avec une plume pleine d'humour, chronique après chronique, on réalise la sagesse du propos. Si je devais retenir une phrase : "plus les battements d'un cœur sont détraqués, et plus certains s'y accrochent dans l'espoir de les réparer". Vraiment une très belle découverte.