31 mars 2015

Voyage en Chine

Pas tout à fait convaincue par ce film à mi-chemin entre magazine Géo et réflexion philosophique sur le deuil. Oui, il peut toucher à certains instants par son sujet: le deuil d'une mère et laisse entr'apercevoircomment  la mort peut revêtir des symboliques différentes en fonction de la culture. Mais l'ensemble est lent et parfois cucul. Belle prestation de Yolande Moreau néanmoins. 

28 mars 2015

L'Art de la fugue

Très attirée par ce film au bien joli casting réalisé par Brice Cauvin et inspiré du roman de Stephen McCauley. L'affiche est alléchante, à l'image du film chorale, où des personnages se mêlent, se plaisent, s'attirent, se croisent...trois frères, leurs parents, leurs amis. L'un est homo, en couple depuis trop longtemps. Le second trompe sa  femme et redécouvre le plaisir avec une brunette  tandis que le troisième traine sa dépression dans le magasin de vêtements de ses parents. Autour d'eux, une collegue/amie bobo, bien barrée (Agnes Jaoui), des parents étouffants, une femme amoureuse trompée. Et ce petit monde se juge, se conseille, se console. 
Au final, c'est un film étrange qui ne laisse pas indifférent ne serait que parce que son propos (le couple, la famille, la fraternité) questionne mais qui, à plusieurs reprises peche par certaines  faussetés et des répliques sans sincérité. 

26 mars 2015

Un hiver à Paris

Un livre qui vous emmène, loin, très loin, interroge sur l'humain, la résistance à l'humiliation, le passage à l'âge adulte entre pulsion de vie et désir de mort, solitude des classes préparatoires dans un Paris du milieu des années 80. 
Probablement le meilleur Blondel à ce jour, pour la plume et le propos. Que de sensibilité, de tact dans le choix des mots et de finesse dans ce petit livre dont on ne sort pas indemne.

24 mars 2015

Someone you love

J'ai pleuré pendant un tiers de ce film danois, intimiste et j'avais une boule au fond de la gorge pendant une grosse moitié. 
Une rencontre improbable entre un grand-père star du rock, égoïste et solitaire et son petit-fils qu'il n' a jamais eu l'occason de connaître. Ce taiseux, tatoué, ex drug-addict et ce gamin un peu abandonné par une mère cocaïnomane vont vivre un choc immense.
L'histoire est classique, un peu mélo, le tout filmé sans fioriture, sans explication de texte, dans le froid, la neige et les grands espaces danois. J'en suis sortie démaquillée, émue mais charmée...

22 mars 2015

Un homme idéal

Pierre Niney est un grand acteur: il nous le prouve une fois de plus...dans un film au scénario assez peu crédible! L'histoire d'un jeune type qui se rêve écrivain, mais dont les manuscrits sont systématiquement rejetés par les éditeurs. Un jour, lors d'un déménagement (oui, faut gagner son pain), il pique le carnet d'un soldat de la guerre d'Algérie, et publie "Sable Noir", s'appropriant les écrits du vieil homme décédé. Le succès est au rendez-vous. Il va rapidement connaître la gloire, rencontrer l'amour et l'argent. Trois ans plus tard, le spectateur le retrouve au volant d'une belle décapotable, Raybans sur le nez et fiancée à ses cotés. Sauf que des doutes pointent leur nez, d'autant plus que son deuxième roman se fait attendre. et voila qu'un maitre chanteur débarque et la machine infernale s'emballe, le thriller progresse: soupçons, menaces, chantages, accidents, morts. Y a de l'hémoglobine et du frisson au milieu d'invraisemblances un peu grotesques. 
Reste que, j'ai savouré pendant deux heures le brio du jeune pensionnaire de la comédie française, qui porte sur ses belles épaules musclées (oui, j'ai un très gros faible!!) un film aux ficelles un peu grossières.

15 mars 2015

La surface de réparation

Merci à Babelio et aux éditions FLAMMARION de m'avoir permis de découvrir ce livre. 
Commencé à 8h un dimanche brumeux, avec pourtant une masse de boulot à faire, j'enchaînais  les chapitres sans pouvoir m'arrêter. C'est ce qui s'appelle être  embarquée! 
C'est l'histoire d'une rencontre entre un homme solitaire, entraîneur sportif, et son neveu Léonard. La plume est délicate, intelligente et fluide, même lorsqu'on y parle de football,  de "petit-pont",  de tirs du gauche et autres références footballistiques! Je redoutais un peu la trame sportive du roman et en réalité, elle n'est pas du tout gênante. Car il s'agit avant tout d'humains, de la croisée des chemins d'un homme que la vie n'a pas épargné, qui voit voler sa routine en éclats, d'un gamin, son neveu atteint du syndrome d'asperger et d'une mystérieuse et patiente psychiatre. 
Et même si l'on peut reprocher à l'auteur une certaine facilité, quelques bons sentiments, une trame narrative un peu simplette, l'ensemble vous happe, vous donne envie de croire au bonheur et aux rencontres salutaires. 
Roman  lu dans le cadre de "Masse critique" du site Babelio

13 mars 2015

Tokyo fiancée

Un film zarb et tendre sur une histoire d'amour entre une belge et un japonnais qui tombent respectivement amoureux du Japon et de la France...
C'est inspiré d'un roman d'Amélie Nothomb. C'est donc souvent étrange, barré, poétique. On y voit un réchauffe pizza, des sabres et des bains sulfureux. Les  histoires de samouraï s’accompagnent de fondues au fromage en plastique. Et au milieu de scènes sans grand intérêt se trouvent des moments de pure fantaisie... A prendre et à laisser!
Mais surtout, on y retrouve Pauline Étienne , simplement délicieuse en amoureuse belgo-nippone.

1 mars 2015

Alors vous ne serez plus jamais triste: conte à rebours

encore une petite pépite signée Baptiste Beaulieu.

50 nuances de Grey

Affligeant, mal fait, insupportable!  Tout est à jeter : le fond et la forme. J'ai rarement autant détesté un film. 
Ceci dit, j'aurais du me méfier, je n'avais pas réussi à lire le livre (la page 90 avait eu raison de moi);  pas trouvé l'accroche nécessaire (pourtant y avait des cordages et des menottes!). 
Je pense qu'au fond, c'est le propos qui me dérange. La réalisation n'aidant pas du tout à nous montrer que la naïve Anastasia trouve cela méga chouette de se faire fesser et attacher, j'ai été déstabilisée et me suis interrogée sur les limites. Quand dit-on non ? Quelles limites fixer? N'accepte-t-elle pas tout juste pour ne pas le perdre, alors qu'elle a simplement envie qu'il la prenne dans ses bras (musclés au demeurant) et s'endorme avec elle ? Mon côté coincos et romantique sans doute !