31 octobre 2015

Et rester vivant

Plaisir retrouvé! Il aura suffi de ces 170 pages pour me réconcilier avec la lecture. Finalement la séparation n'aura pas été longue. 
Dans ce roman autobiographique JP Blondel nous emporte sur les routes américaines, sur le chemin de la cicatrisation, du deuil... "Il n'y a pas de bien ou de mal, il n'y a que des circonstances, va faire ce qui te cicatrise" lui soufflera Rose, la patronne d'un motel.  Ce livre, qui pourrait être lugubre, est au contraire lumineux, plein de couleurs vives et fortes comme sa couverture. Il raconte comment un jeune homme de 22 ans, orphelin de père, 5 ans après avoir perdu sa mère et son frère embarque pour un road-trip avec son ex et son meilleur ami, à la rencontre des vivants pour mieux accepter la mort. 
Avec cette plume, qui le caractérise,  moderne et intense, Monsieur Blondel m'a emportée une fois de plus! 

Le nouveau stagiaire

Tiens j'avais même oublié de faire la critique! 

24 octobre 2015

Les eaux troubles du mojito

Bizarre la vie. Quasi vingt ans plus tôt, adolescente, je savourais dans un TGV "la première gorgée de bière". Et me voilà en 2015, coincée dans un TER bondé, avec entre les mains, "les eaux troubles du mojito". Bien-sur le procédé est connu, vu, revu ...toujours ces petites tranches de vie, capturées par Delerm. Il y a des piques-niques sur des aires d'autoroute, des ballades à Venise, des arc en ciel (et même avant l'arc en ciel), d'outrageuses pastèques, et un regard tendre porté sur de jeunes lecteurs. Alors, ne boudons pas notre plaisir : cette gorgée de mojito était désaltérante et c'est ce qu'on lui demandait. 

23 octobre 2015

Le théorème de Cupidon


L'histoire d'une rencontre: celle d’Adélaïde et d'un réalisateur de téléfilm Phileas. Il est  rouquin, séparé, prétentieux et pas très élégant; elle est quarantenaire, pêchue et un peu dégoutée des hommes. Ils bossent tous les deux dans le cinéma, ne se connaissent pas mais ne  cessent de se croiser depuis leur enfance (on y croit!!!). C'est le FAMEUX théorème de Cupidon : deux lignes parallèles qui ne se croisent qu'en cas d'amour (haut niveau de preuve!). La 4e de couverture laissait présager un livre hilarant. Faut croire qu'on ne doit pas avoir le même potentiel d’hilarité! Bref c'est futile à souhait, sans intérêt mais au moins je l'ai terminé (non acheté...fort heureusement!) Je vous le dis, moi RIEN NE VA PLUS entre moi et la littérature.
Espérons que Marie-Hélène Lafon, qui vient de publier un nouveau livre va m'aider.

22 octobre 2015

Mon roi

Aussi étonnant que cela puisse paraître, je n'ai pas adoré. Tout le monde (France Inter en fait!) a l'air emballé par le dernier film de Maïwenn, l'histoire de Tony et Georgio : une passion destructrice. Parler d'amour c'est le propos. Mais un amour destructeur. L'amour qui d'abord transporte, puis isole aussi tant il emporte les deux protagonistes dans un tourbillon mais qui détruit aussi. Loin d'être mauvais, pourquoi ce film ne m'a pas emportée? D'une part j'ai eu un peu de mal à croire à ce couple, pas si "assorti" : elle, avocate (on ne la voit jamais travailler d'ailleurs), lui fortuné et égoïste restaurateur. Et puis, trop de questions restent sans réponse. Est-il amoureux ? Ou un vrai pervers narcissique, psychiatriquement parlant ? simplement égoïste, manipulateur ? De plus, certains critiques parlent d'histoire universelle! Ah ben cela explique alors pourquoi je n'ai pas été transportée : par manque d'écho. Pas d'amour passion/destruction à laquelle me rattacher dans ma propre existence, jamais de cris, de haine, ni de heurt. Et même si Maïwenn a un don réel pour balancer des répliques vives et piquantes, saisir de jolis instants de la passion et son revers, filme bien l'attirance pour cet homme diaboliquement solaire, qui bouffe du Lexomil comme des Menthos (no comment sur le pharmacien!!!) je reste sur ma faim/fin. La fin, parlons en...ou pas d'ailleurs! Reste un Cassel diablement sexy, outrageusement odieux et égoïste qui captive! Rien que pour lui, je crois que je pourrais le revoir.

18 octobre 2015

En panne d'envie de lire

C'est grave docteur ? En tout cas, moi ça m'inquiète ! Incapable de me concentrer incapable de trouver un livre qui m'accroche, je lis 4 pages et j'abandonne. Ce n'est pourtant  ni le manque d'envie, ni le manque de temps; plutôt comme si le cerveau et le cœur n'étaient pas synchro... Pourvu que ce soit passager.

10 octobre 2015

Fatima

Fatima fait des ménages, Fatima part le matin avant le lever du soleil. Quand elle rentre le soir, une autre journée l'attend : la ménage de son appartement de banlieue, la cuisine. Fatima se bat pour ses filles. L'une est etudiante en médecine, sage et consciencieuse, l'autre lycéenne, plus indomptable, en rébellion avec cette mère qui a les mains dans la m.... Silencieusement, Fatima se bat pour apprendre le francais, pour pouvoir prendre la parole aux réunions parents/prof, pour que ses filles réussissent. Elle se bat aussi contre un racisme qui ne dit pas son nom, le mépris des patrons, ou la perfidie des voisines. Quel beau film, quel magnifique portrait de femmes. À voir, évidemment !

4 octobre 2015

L'odeur de la mandarine

Un film d'époque mais d'une grande modernité par son sujet. Tout commence en 1918, dans une jolie demeure en Picardie, la guerre n'est pas finie. Angèle veuve et infirmière, débarque avec sa fille chez un officier blessé (magnifiquement interprété par Olivier Gourmet). Les deux êtres se soutiennent, partagent une passion pour l'équitation. Il l'aime; elle non. C'est son défunt mari qu'elle attend. Elle accepte le mariage, sous conditions...et l'union vire au drame. Ce film m'a sincèrement emballée! Avec sensibilité, il traite de sujets intemporels, du désir et du plaisir, et révèle comment l'absence de jouissance peut mettre le couple en péril. Un très beau moment.

Un début prometteur

Vu sans grand espoir si ce n'est celui de me vider la tête...mission accomplie puisque j'ai réussi à dormir 15 min. Ce n'est pas totalement raté (les acteurs jouent plutôt bien) mais on ne cesse de se demander où la réalisatrice (mademoiselle Luchini) veut nous emmener. Le film est l'adaptation d'un roman de son amoureux : Nicolas Rey...Veulent-ils nous parler d'amour? D'un ex-écrivain toxicomane interprété plutôt bien par Manu Payet ? De la fascination d'un ado pour une femme (sublime au demeurant) de 20 ans son aînée? Je l'ignore. 
NB de l'addictovigilante pour Manu Payet et un gros tox qui échangent tous les antipsychotiques et benzodiazépines sur le marché : le Séresta 30 n'existe pas!