28 novembre 2015

l'Hermine

L'hermine raconte un procès d'assises et une histoire d'amour.  Luchini est sobrissime, rien que pour ca le film mérite le detour.  Un joli moment de cinéma. 

21 novembre 2015

Lolo

Bof, pas le film de l'année, assurément! L'histoire d'un couple improbable : Danny Boon alias Jean-René (déjà ça pose les bases), pauvre type, mal fagoté, informaticien à chemisette trop brillante, tombe amoureux d'une parisienne branchée...Qui le lui rend bien (faut dire que Monsieur a de sacrés talents sexuels). Le fiston de Madame, 18 ans (excellent Vincent Lacoste) bien décidé à ne pas laisser rentrer ce beauf dans le couple qu'il forme avec sa mère va lui pourrir la vie. Et pas qu'un peu... Même si on rit de bon cœur ponctuellement, le film tourne en rond assez vite et frôle parfois le vulgaire. Et puis, Danny Boon fait du Danny Boon... en moins pire grâce sûrement à la réalisatrice Julie Delpy, qui, il est vrai a un certain talent pour la comédie barrée et des idées de mise en scène.

Les sufragettes

Il est bien ce film: féministe, politique, émouvant!
Voilà c'est dit ;-) 

16 novembre 2015

1979

Une fois de plus je suis conquise. Par le talent de JP. BLondel, cet auteur, professeur d'anglais dont les romans (06h41, Un hiver à Paris, G229, etc.) me happent. J'avais, le mois dernier, en un samedi dévoré "et rester vivant" qui m'avait transporté sur les routes américaines. Le dimanche suivant, je me hâtais de commander "1979", le  dernier roman pour adultes de l'auteur qui me manquait. J'ai tellement bien fait! Il y est question d'un graffiti : 1979 à la peinture rouge avec un 7 qui a "bavé". Les  différents personnages qui passent devant ce graffiti évoquent leurs souvenirs de cette année, leurs histoires, de cœur,  année d'une rencontre, d'une séparation. Dans la deuxième partie, le graffiti n'est plus et chaque chapitre fait écho à un chapitre de la première partie. Et le lecteur s'interroge, qui est le "graffeur" qui a souhaité ravivé ces souvenirs ? On est happé très vite par les destins de ces personnages de tous les âges, attachants, étranges, avec leurs failles et leurs doutes.
Et, en ce week-end dramatique, où l'effroi et la tristesse se lisaient sur les visages, Monsieur Blondel a mis sa petite bougie...à sa façon.

12 novembre 2015

Ange et Gabrielle

Attention : critique dénuée de toute objectivité! 
Tellement futile et tellement oubliable mais TELLEMENT parfait en cette soirée post 11 novembre et pré vendredi 13 (fausse excuse pourrie). 
Loin de moi l'idée de vous convaincre d'aller voir cette comédie romantique à la française cousue de fil blanc mais j'avoue que je me suis laissée emporter! La faute à Patrick! (Oui, à 33 ans, je l'aime toujours d'amour). Et quand il enfile des gants Mappa et s'arme de Paic citron pour nettoyer les fesses d'un bébé, je fonds. Rajoutez à cela le glamour d'une pharmacienne (Isabelle Carré) perchée sur 10 cm de talons), de l'Ammmmmmoooour (oui, oui, oui), de la tendresse (un peu comme dans 3 hommes et un couffin, film dont j'ai usé la VHS), et vous me perdez! Bref, le film qui vous donne envie de faire de l'officine pour voir débouler Patrick et son ordonnance.
NB : désolée pour les fautes du commentaire initial, faut que j'arrête d'écrire des posts à 5h du matin...

11 novembre 2015

Le fils de Saul

Indéniablement le sujet du film est fort. Un prisonnier juif fait partie des ces prisonniers chargés d’assister les nazis; il nettoie les crématoriums, déshabille les autres prisonniers. Un jour, il découvre le corps d’un jeune garçon, qu'il croit être son fils, décide de lui offrir une sépulture.

En sortant du cinéma il y a 3 semaines je  commençais  la rédaction de ma critique par ces mots: "Comment avouer que l'on n'a pas été transportée. Difficile vu le sujet, l'admiration de la presse et les éloges du public. Il faudra donc expliquer ou trouver des excuses alors...Petite salle étroite mal fichue, je suis devant, il fait chaud, je n'avais pas le moral en y allant, j'ai oublié mes lunettes et le film hongrois sous-titré, c'est hard. 

À l'heure où je reprends la rédaction de la critique, les images sont toujours dans ma tête, les corps flous, la fumée, le visage de Saul dur, fermé, inébranlable et les sons sourds m'habitent encore...Comme quoi, il m'a marquée probablement plus que je ne pensais ce film. 

6 novembre 2015

Critiques cinéma à venir et livres

Films: Lolo et La dernière leçon ...

Livres : 
1979 de jean-philippe Blondel ou comment un livre m'a permis d'oublier pour quelques heures la cruauté d'un 13 novembre noir...merci M. Blondel 

Le plus bel endroit du monde est ici (passez votre chemin, pourri!) 

3 novembre 2015

L'homme irrationnel

Revoilà Woody Allen...après "Magic in the moonlight" qui m'avait terriblement plu, par sa légèreté, sa drôlerie, son inventivité.  J'avoue que j'ai été  moins convaincue par ce dernier opus, un peu trop...noir et irrationnel à mon gout!  Il met en scène Abe, un professeur d'université brillant mais philosophico-alcoolo-dépressif qui ne ressent plus de plaisir, que ce soit dans l’enseignement, ou avec ses maitresses. Ce qui va lui redonner gout à la vie: la planification puis la réalisation d'un assassinat d'un juge pourri. En réalisant cette acte, inhumain, qui fait voltiger tous les principes moraux, Abe croque de nouveau la vie à pleines dents, comme libéré.  De quoi ? de la morale, de l'éthique, des valeurs ?  Il y a assurément des tonnes de doubles sens dans ce film (j'en ai probablement pigé un  dixième), un humour macabre plutôt réjouissant mais je ne suis pas sortie en me disant "Whaou, c'est le grand  film de Mister Woody Allen. Seulement, il est quand même un peu barré le Woody!