28 février 2016

Les innocentes

"Les innocentes" est, à mon humble avis, un film poignant avec des acteurs de talent. Il raconte l'histoire (vraie) d'une jeune femme Française, médecin pour la Croix-Rouge, en Pologne confrontée à la grossesse de plusieurs religieuses à la suite de viols de militaires. Le film ultra sensible, jamais voyeur raconte comment jour après jour, dans l'intimité de ce couvent isolé, entre neige et ombres, la jeune femme et les sœurs vont s'apprivoiser. La réalisatrice film avec beaucoup de talent la naissance de la confiance entre ces sœurs meurtries, terrorisées et cette jeune médecin athée. Lou de Laâge est merveilleuse, toute en nuance pour incarner cette femme moderne et altruiste; quant à Vincent Macaigne, son collègue médecin, j'aime tellement son côté décalé, doux/amer, mi-amoureux transi, mi-chef détaché ... Un très beau film (méritait son RTT !!)

20 février 2016

En attendant Bojangles

Il était en tête de gondole dans ma librairie locale, le #1, comme ils disent et j'avais lu une critique plutôt enthousiaste d'un blogueur apprécié! J'ai donc succombé (en version ePub pour ceux que ça intéresse)...et j'ai bien fait!
Ce fut le livre de mon samedi matin. Virevoltant, poétique, à la limite du surréalisme. On y découvre un couple amoureux : FOUS amoureux même; ils dansent comme ils respirent, sous les yeux d'une sorte de perruche (au doux nom de mademoiselle Superfétatoire) et de leur petit garçon. Ils mentent, non, ils arrangent la réalité; ils sont  fantaisistes diront certains, bargeots diront d’autres! On imagine leur maison, un univers à mi-chemin entre Alice au pays les merveilles et Boris Vian, avec des carreaux/jeu de dames dans un couloir, un joyeux bazar, une pile de courrier non ouvert, et la musique de Nina Simone en fond sonore.
Le livre alterne récit de leur fils, candide et touchant face à ce couple parental si original, et récit poétique du père au travers de lettres. La figure centrale c'est la mère, charismatique...Je n'en dis pas plus, juste que j'ai énormément aimé l'histoire drôle et émouvante de cette famille.

Joséphine s'arrondit

Le casting : Marilou Berry, Mehdi Nebbou, Sarah Suco, Vanessa Guide, Josiane Balasko...

L'histoire : Joséphine et  Gilles filent le parfait amour. Toujours entourée de  Brad Pitt son chat, et de ses potes déjantés, on la sent épanouie notre héroïne ! Sauf que, Joséphine oublie régulièrement sa pilule et se retrouve enceinte et c'est le début des emmerdes.  Incapable de le dire à ses parents, bouffée par la peur de ne pas être à la hauteur, de reproduire un modèle maternel pas très reluisant, elle stresse et ne s'en cache pas! Face à elle, Gilles, amoureux tente tant bien que mal de la rassurer et de lui sortir la tête des M&Ms....

Mon avis : contre TOUTE attente, j'ai bien ri. Je craignais le pire, du gras, du lourd, et une histoire sans intérêt.  Et bien, croyez le ou pas, mais dans le genre petite comédie sans prétention, j'ai plutôt passé un chouette moment. Certes, le trait est un peu forcé, Joséphine est très hystérique, Gilles manque de répartie, leurs parents respectifs sont- totalement barrés; oui, c'est cousu de fil blanc et la fin est un peu trop déjantée à mon goût mais l'univers de Joséphine c'est ça ! On se croirait dans des bulles de BD,  pleines de couleurs pop, de clins d'oeil décalés (lampes animaux,  tapisserie 70's, T-shirts imprimés) et pour un lundi soir avec une copine, je ne demande pas plus.



18 février 2016

Vus cette semaine ...

Les critiques arrivent:  Joséphine s'arrondit et les innocentes. 
J'aime le mélange des genres ;-) 

14 février 2016

Chocolat

Voilà ce que c'est de payer sa place plein tarif, on devient ultra exigeant! A-t-on le droit de penser que ce film est un peu surestimé ? Le flot de critiques dithyrambiques est-il justifié ou à l'origine de ma déception ? Malgré toute la sympathie que j'éprouve pour son réalisateur (Roshdy Zem), le talent des acteurs (surtout James Thierrée alias Footit : LUMINEUX ) et les vertus pédagogiques du film, Chocolat ne m'a pas procuré d'émotions particulières, du moins pas autant que j'espérais. L'histoire est tragiquement belle, une rencontre, deux hommes : l'Auguste ou Chocolat (Omar Sy) et le clown blanc, Footit, à la fin des années 1870, baignées d'un racisme ordinaire. Tout y est très (trop) rigoureux : de belles lumières, des images troublantes (l'Auguste et son visage triste éclairé à la bougie) et des rires (gênants à la lumière de notre époque) devant l'Auguste se faisait botter les fesses pour le plaisir des petits et grands!  Pourtant, je n'ai pas été transportée. Manque de nuances, manque de silences ? A trop vouloir nous montrer ce racisme décomplexé de l'époque, on finit par étouffer. comme s'il manquait de l'espace pour ressentir ...  Par ailleurs, je suis restée dubitative devant des dialogues anachroniques : "Fais gaffe là-bas" dit Camille à son amoureux de clown qui s'apprête à monter à Paris; pour mieux insister sur la transposabilité du propos au XXIe siècle ???
J'attends vos avis!

10 février 2016

Le guide de la beauté au masculin: A la pointe de la recherche et de l'innovation

Bon soyons honnête, lorsque j'ai coché les livres de la sélection Masse critique de janvier 2016, celui-là n'était pas dans le top 3 (ni même dans le top 5). Il arrivait à peu près au même niveau que "les contes traditionnels du limousin" (oui, oui j'avais coché celui-la aussi !). Néanmoins, c'est celui-là qui m'a gentiment été adressé par BABELIO, que je remercie au passage!
Ceux qui me connaissent personnellement savent j'ai été élevée au biberon de la dermatologie, nourrie au petit pot de l'esthétique et que j'ai de près ou de loin quelques relations avec le médicament. Bref, sans être spécialiste du domaine (et dénuée de tout conflit d'intérêt!), le propos m'est un peu "familier".
Le livre se lit sans mal, c'est documenté, illustré, la bibliographie est bien faite et le propos intéressant. A l'exception de quelques jeu de mots douteux ("Ca gaze avec le CO2 ?"), l'ensemble est de lecture fluide, on y apprend tout sur le poil, la calvitie, le gras de monsieur, les lasers argon, CO2 et les techniques antirides. En gros c'est un peu comme une jolie thèse sur papier glacé avec de jolies photos, sauf qu'il n'y a pas besoin de réfléchir aux questions que l'on va poser à l'impétrant.
NB:  je n'ai pas l'intention de le laisser moisir dans ma bibliothèque, s'il peut passionner certain(e)s, je fais tourner !

6 février 2016

Clap de fin...?

Voilà, nous sommes le 6 février ...ma carte UGC illimitée est périmée depuis 6 jours et je ne l'ai pas renouvelée ? La faute à qui ? À quoi ? Depuis 2007, j'étais pourtant une mordue, une inconditionnelle, je sortais du boulot, filais au ciné, programmais mes séances ciné du week-end avec un réel plaisir, choisissais le film au petit bonheur la chance et tombais parfois sur des pépites. Mais depuis quelques mois, s'est installée l'impression d'en profiter moins qu'avant, d'y aller avec moins d'envie...Voilà plus d'un an que j'habite une nouvelle ville, fréquente un nouveau cinéma "partenaire UGC" qui passe deux séances VO par semaine (mardi 15h, ma préférée pour son côté accessible;-)) ! Et  sans VO, c'est NIET (je sais c'est snob mais je ne peux pas; la VF, ça enlève le charme et la qualité à tous les films étranger; les pires comme les meilleurs ! S'ajoutent des horaires de boulot (un peu trop) extensibles qui me font souvent rater la séance de 19h30...et 21h55 ce n'est plus de mon âge! 
Je ne pense toutefois pas renoncer totalement au cinéma : juste y aller plus occasionnellement mais j'essaierai de continuer à donner mes impressions. A très vite!

5 février 2016

Un+une

Lelouch et moi, on se connaît mal, pour ne pas dire pas du tout. En entrant dans la salle, je me demandais même si j'avais déjà vu un film de Lelouch dans ma vie. Je ne crois pas; mais ce n'est pas "un+une" qui m'a donné l'envie de réitérer l’expérience tant j'ai trouvé ça "oubliable"! 
Bienvenu dans le joli monde léger de la comédie romantique sur fond de clichés sur l'Inde -manquent le curcuma et la danse Bollywoodienne et c'était carton plein! 
L'histoire est banale : un homme, une femme (tiens, c'est pas du Lelouch ça?), un pays, pauvre (très pauvre), deux amants (riches) et la quête de spiritualité avec un voyage commun vers le Gange. Antoine compose des musiques de film; Anna est femme d'ambassadeur, alias Christophe Lambert (qui n'a pas retiré ses lunettes teintées pour ne pas être ébloui par les costumes indiens, sans doute!) Anna est lasse des soirée Ferrero Rocher et en mal d’enfant; Antoine ne parvient pas à se poser avec une femme. Ils se rencontrent donc, se séduisent, s'attachent, soit. Et après? C'est une comédie légère, parait-il, oui, assurément; longue aussi ! Dujardin fait du Dujardin, et excelle dans ce rôle d'ailleurs, à coup de blagues douteuses et de regards charmeurs (parfois à la limite de l'irritant) et Elsa Zilberstein essaie de sourire malgré le BOTOX.  Et moi, spectatrice, je m'interroge. Que faut il y voir ?  Qu'une liaison (aussi interdite soit-elle) est parfois incontournable et a le droit d’être vécue ? J'en suis intiment persuadée...mais après? Une fois le chapitre indien refermé, quel avenir ?  C'est là une des grosses faiblesses du film :  pourquoi vouloir une happy-end ? La passion adultérine est, par définition, une parenthèse; elle ne peut (doit?) pas durer.