13 avril 2016

89 mois

Tout d'abord, merci à BABELIO et aux éditions PRELUDES pour cet envoi "ciblé"! Quand j'ai reçu le mail me demandant si j'acceptais de lire l'histoire d'une célibataire de 33 ans en mal d'enfant qui tente par tous les moyens de tomber enceinte avant ses 40 ans (soit dans 89 mois) j'ai ressenti comme un frisson, un sentiment d'espionnage 2.0. Ils les sélectionnent comment les lecteurs/trices? Sur la date de naissance? Jeanne a 33 ans, comme moi! Jeanne est célibataire, moi aussi... Jeanne fait des joggings le dimanche, (pareil, le mardi et le samedi en plus). Jeanne a de très bons potes (Éléonore, Nicolas, Félix, Alice, Boris and Co) qui font des bébés, se casent, déménagent! Oui oui, j'ai les mêmes! Elle a aussi un sex-friend -accessoirement pharmacien, travaille à la SNCF et crève d'avoir un môme : OUF... pas moi! 
Ce livre n'a rien d'inoubliable : il n'est ni hilarant, ni particulièrement bouleversant  mais a ce petit quelque chose d'accrocheur oscillant entre émotions et légèreté. On se laisse naturellement emporter par les déboires de cette nana dont la vie est rythmée par les trajets Paris/Auxerre, les footings et les tests de grossesse désespérément négatifs après des plans cul sans lendemain. De ce côté-là, faut bien avouer,  elle est allègrement servie (quitte à faire perdre un peu de réalisme au livre) : le gars du train, un vendeur de vélo du bon coin, le frère de l'une ... Euh? Ma propre  vie est donc si morose? Il n'y a pas que dans BIBA/ELLE qu'on voit cela !?!? 
Bien que personnellement à mille lieux de ces préoccupations maternelles, je reconnais avoir été intriguée par cette fille, attendrie souvent, parfois agacée. Est-elle profondément égoïste ou simplement normale? De quel droit "faire un gamin sans accord de monsieur" ? Pour occuper sa vie, la rendre moins "stérile" ? Est-ce le propre d'une vie de femme que de devenir mère ? Je ne le pense pas, mais je respecte celles qui n'imaginent pas leur vie autrement. Bref, le sentiment d'un tout petit mais agréable moment de lecture.


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9 avril 2016

Médecin de campagne

Si j'étais très sévère, je parlerais de doux mélange entre l'instit et l'amour est dans le pré! Comme je suis relativement bon public, disons que c'est un gentil téléfilm sur la médecine rurale, ses vieux qui souffrent, se blessent avec des meuleuses, ses fermes, ses oies et autres bêtes! Ça se laisse gentiment regarder (grâce à Cluzet et Denicourt) ...sans jamais emballer! 
Qu'est ce qui fait qu'on n'a pas l'impression d'être au cinéma? Probablement, un excès de démonstration, de bons sentiments, le manque de profondeur des personnages et l'absence de sous-entendus. Pourtant, le sujet est émouvant (Martin Winckler l'avait abordé avec sensibilité et d'autres plus jeunes (Baptiste Beaulieu ou JADO) osent parler- souvent avec beaucoup d'humour, de ces zones de campagne désertiques et/ou de ces chariots plein de vieux aux urgences qui seraient mieux chez eux!) 
Bref, un peu déçue! 

4 avril 2016

Saint amour

Bien trop alcoolisé pour moi, beaucoup trop à jeûn pour trouver ça drôle !

Brooklyn

Absolument conquise par cette histoire d'amour irlando/américain, de cœur déchiré entre deux continents qui, évidement, a résonné en moi assez fortement. Oui, je n'ai pu m'empêcher de repenser à mon histoire, mon année  outre-Atlantique, mes rencontres, ce sentiment si fort d'appartenir à deux villes et de ne pas parvenir à choisir...
Le film est littéralement porte par son actrice, tellement gracieuse et juste. On  la découvre  d'abord timide, fragile européenne perdue dans ce pays idéalisé puis s'épanouissant pleinement dans ce New-York des années 50.
Un vrai bon moment de Ciné, en VO en plus!!

3 avril 2016

Keeper

Mel est amoureuse de Max, ils ont 15 ans et l'insouciance de leur âge. Elle tombe enceinte à l'âge où ses copines boivent leurs premières bières; il se retrouve futur père alors qu'il nourrit des rêves sportifs. On est souvent surpris, par leur choix, on y découvre surtout un jeune homme particulièrement touchant, entre son rêve de football et cette paternité brutale. Les premières minutes, j'étais perplexe, un peu agacée par ce langage adolescent et cette réalisation "trop réaliste" puis, je me suis laissée emporter par le talent de ces deux mômes, fragiles et forts pour ne plus les lâcher ! Rien n'est trop appuyé : oui, il est bien question de "reproduction de schéma familiaux", d'une gamine qui répète l'histoire de sa mère, d'un ado qui tente de réaliser le rêve sportif de son père, mais il est avant tout question d'un passage de l'enfance à l'âge adulte (et ses tracas) avec beaucoup de finesse.

Poussière d'homme

La couverture est aux couleurs des eaux tropicales de la semaine de vacances qui a bercé la lecture de ce court roman tragiquement beau.
C'est une histoire d'amour très belle mais très triste. Ils s'aiment, l'un tombe malade, l'autre l'accompagne, du diagnostic au dernier souffle et même après. On sent entre les lignes toute l'amour et la tendresse de l'auteur pour cet homme admiré. Avec talent, David Lelait nous décrit ce vide, la perte de l'être aimé, celui qui vous guide, vous aide à vivre. Ses mots, poétiques m'ont tellement émue que j'en pleurais sur mon catamaran - pestant contre les embruns! 

(Seul livre de ces quelques jours de  vacances d'ailleurs!)