20 juillet 2016

Juillet Aout

La bande-annonce laisse présager un film français rythmé, pêchu et estival : le résultat est un téléfilm bancal, sympathique sans plus, mais néanmoins estival!
Juillet : Laura 14 ans et Joséphine 17 ans partent dans la villa du sud  avec leur beau-père et leur mère. Au programme soirées alcoolisées, piscine, robes de plage, sorties en scooter avec les copains et fricotages avec le badboy de la bande : les vacances dont on a tous rêvé (oui, toi tu sais!). Sauf que maman, 45 ans apprend qu'elle attend un enfant de beau papa. 
Août : adieu soleil de la cote d'Azur, bienvenus les embruns, direction la Bretagne chez papa! Là-bas on pêche les crabes, on met des bottes, on mange des crêpes et on fait de l'optimiste (clichés ?).
Comme il faut lier les deux histoires, Diastème le réalisateur a cru bon d'ajouter une histoire de vol de bijoux qu'il espère nous faire avaler et là, elle est franchement lourdingue la galette de sarrasin!
Bref, cela ne fait pas un grand film tout ca... vaguement un gentil téléfilm France télévision qui donne juste très envie de vacances au nord, au sud, selon les goûts :)
De ce film, je retiendrai surtout les deux adolescentes, hyper natures et attachantes  et la bande-son géniale de mon chouchou Alex Beaupain.

19 juillet 2016

Les chevaliers blancs

À la sortie de ce film je suis dubitative ! Ai-je aimé ? Pas sure...mais faut-il aimer un film qui raconte un fiasco politique ?
Le film est inspiré d'une histoire vraie, l'arche de Zoé et son gourou interprété par Vincent Lindon. 
On en sort un peu ballotté entre bien et mal sans vraiment savoir où se placer...

Le 18 août ...


13 juillet 2016

L'outsider

3eme film du weekend (si ce n'est pas du rattrapage intensif ça ?) 

L'histoire vraie de Jérôme Kerviel racontée par le réalisateur des Choristes. Dit ainsi, ça pourrait faire peur,  le résultat est un thriller financier et psychologique convaincant et totalement captivant.
Christophe Barratier fait le choix d’adopter le point de vue du trader, un jeune provincial qui, happé par  un système gouverné par le fric, va perdre les pédales. Il n'était pas prédestiné à ça notre jeune financier, DESS en poche quand il se retrouve minuscule à la Défense devant les grandes tours de la Soc Gé!
On sent que l’intérêt du film et la volonté de ses réalisateur ne résident pas dans l'explication technique de la magouille mais visent plutôt à montrer que le fric contrôle tout, que ces jeunes et brillants traders sont emportés par un système qui les dépasse.  Que vaut un appartement à 200 000 euros quand, en un coup de poker, on empoche le quadruple ? Tout les hauts responsables de la Société Générale savaient, cela ne fait aucun doute, sauf qu'on l'a laissé jouer jusqu'au point de non retour. 
Arthur Dupont avec son air juvénile est plus que parfait dans ce rôle de gamin transformé en acharné du "meilleur coup financier", happé par un système diabolique... (en plus d’être physiquement parfait!). François-Xavier Demaison est magistralement cynique!
A la sortie bien que n'ayant pas tout saisi des "carpets", "spiel" ou autres magouilles financières, j’étais en revanche convaincue d'avoir passé un excellent moment de cinéma!

9 juillet 2016

Irréprochable

Le film qui donne envie de reprendre une carte UGC illimité! (Note au Père Noël)...
On est très rapidement plongé dans l'ambiance. Constance est agent immobilier,  dort dans de jolis apparts en vente dont elle a les clefs,  fume clope sur clope, a de ravissantes  blouses en soie (du temps où elle gagnait sa vie). Car oui, Constance a perdu son job, visiblement virée par un patron haineux et lubrique...Elle décide de retourner dans le sud pour s'en sortir, retrouver sa maison d'enfance, l'agence de ses débuts et Philippe (incarné par le beau Jeremy Elkaim) qu'elle a probablement beaucoup fait souffrir.  De retour sur cette terre natale, elle retrouve cette grande maison qu'on imagine sentir le renfermé, ses leggings fleuris, ses t-shirts Nesquik et Fido Dido et tente de refaire surface. Elle court aussi, beaucoup, après quoi ? Une forme de jeunesse, de reconnaissance, une beauté perdue (incarnée par la divine rivale perchée sur des talons de 10 cm) et une place dans le monde du travail. Sauf que petit à petit, le drame se trame et les pensées morbides s'aiguisent. Je suis littéralement restée scotchée à ce personnage diabolique englué dans sa détresse ! Quelle actrice... ambiguë, froide, calculatrice sous ses airs d'adolescente.
Le réalisateur montre avec talent la solitude crée par le licenciement,  la tension est de tous les instants. Le drame est au bout du scénario...

Retour chez ma mère

3 juillet 2016

Je te donne

Comment j'ai entendu parler de ce mini livre, aucun souvenir. Ce que je sais en revanche, c'est que j'aime les trois auteurs: Agnès Ledig, Baptiste Beaulieu (que j'adore et suis au travers de son blog et des ses romans) et Martin Winckler (découverte adolescente, je n'ai jamais cessé d'aimer cet auteur). Les voici réunis pour 3 nouvelles en partenariat avec l'Etablissement français du sang. 
Au travers de 3 histoires, celle de  Rebecca , celle de Gaëlle et Julien (et leur rencontre autour d'une tarte au pomme) et l'éternelle Rachel, le livre parle du don, des raisons d'être généreux, de nos motivations (profondes, inexplicables), de nos appréhensions, nos excuses " "pas le temps, la flemme, la phobie de l'aiguille!"
Une fois refermé, on se dit "demain, j'y vais!"