26 octobre 2016

Liberté conditionnelle

Merci à Babelio et aux éditons Plaisir de lire pour cet envoi et cette lecture.
Un roman sympathique plutôt bien écrit mais sans grande originalité! L'histoire est assez classique  : Matthias & Magali, deux personnages opposés, amenés à se croiser au détour d'une chambre d'hôpital. Un chapitre (court) par personnage,  rien de transcendant dans la forme. 
Elle est célibataire assistante sociale, mignonnette sous des airs coincés, férue de recyclage et dotée d'une famille étouffante. Lui, c'est Mathias, bourru, macho, fan de bagnoles et de soirées entre mecs. Il est à l'hôpital, elle l'aide dans les démarches administratives tout en le trouvant particulièrement agaçant.
Près de 300 pages, lues au cours de mes récents trajets en bus, avec l'espoir au fil des chapitres d' un Matthias un peu moins macho et une Magali enfin épanouie!

23 octobre 2016

Chanson douce

Qu'il est troublant ce livre !
Il dérange, il captive...dès le premier chapitre. En quelques lignes, on comprend qu'il y a eu un assassinat, celui de deux gamins, et un suicide raté, celui de leur nounou. 
Chapitre 2, la vie est là, les gamins bien vivants. Louise, la nounou débarque dans la vie d'un jeune couple parisien, Paul et Myriam. Elle a tout pour plaire cette Louise,  aime les enfants (plus que la sienne), elle astique, elle cuisine, repasse, attentive au moindre détails. Discrètement, elle se rend indispensable. Leïla Slimani avec talent conte l’intolérable, la folie ordinaire, au travers du portrait d'une famille bourgeoise, parisienne, trop occupée, face à la psychose latente d'une nourrice. Et le lecteur est happé, à la recherche de détails, de ce grain de sable qui va tout faire grincer, la tension monte, il le sent. Page après page, le malaise s'installe, insidieusement, la lutte des classes est palpable (jamais écrite), la jalousie est en filigrane, la folie progressive. C'est un thriller : un vrai, un grand !

Le teckel

Un film atypique : entre poésie, cynisme, tendresse et âpreté. C'est l'histoire d'un teckel (wiener-dog) (oui, je l'ai vu en VO!!) qui passe de famille en famille et y plonge le spectateur. Il sera tour à tour le meilleur ami d'un jeune garçon rescapé d'une maladie  élevé dans une famille aseptisée (fabuleuse Julie Delpy), récupéré par une jeune vétérinaire seule et perchée (Greta Gerwig que j'avais tant aimée dans Frances Ha), amoureuse d'un marginal, puis par un jeune couple de trisomiques, un scénariste raté (Danny deVito) et une vieille acariâtre en fin de vie. 
La petite bête à l'intestin fragile est le témoin de situations cyniques, cruelles, absorbe leurs angoisses face à la mort, la maladie, l'échec...Il est impassible, toujours tendre, face à des situations de plus en plus noires. On y sent la solitude de ces américains, entre peur de mourir et stress de vivre! 
Intrigant moment de cinéma ...à voir! 

18 octobre 2016

Le tendre baiser du tyrannosaure

Un petit roman d'Agnès ABECASSIS dont j'avais, jusque-là, lu 2 ou 3 romans, plus ou moins oubliables! Si "tribulations d'une jeune divorcée" m'avait bien fait rigoler, "Le théorème de Cupidon" m'avait en revanche parut fade et stérile. 

Celui-là m'a été gentiment offert (MERCI S.) et dédicacé! 

Comme toujours, ça se lit aussi vite que ça s'oublie, sans peine, même dans le brouhaha d'une colonie de vacances (ahhh, les voyages en train!), avec plus de plaisir qu'un magazine...On y fait la connaissance de Félix, un paléontologue un peu trouillard, Tom le flic tatoué et romantique, Ava et sa bande de copines (Olive, Régine and co). On les suit dans leurs tribulations, leurs envies (ou pas!) de bébé, de divorces, de démission, de plan cul, le tout arrosé d'apéros de copines ;-) Rien de bien original mais de la chick litt' respectable. (On est bien loin des fous rires procurés par les crevettes tout de même !)