27 décembre 2016

Cigarettes et chocolat chaud

Si vous avez encore l'occasion de voir ce film, allez y les yeux fermés. J'avais entendu l'acteur sur Inter, un samedi matin et cette histoire de père célibataire dépassé par la situation m'avait emballée.

Denis (interprété par l'attendrissant Gustave Kerven) est un papa veuf débordé par l'éducation de ses gamines Janis et Mercredi qui bosse jour et nuit pour subvenir aux besoins de ses petites. Malgré des océans d'amour, c'est clairement le bronx dans la maison, on mange des pringgles au goûter, on fait du catch et non de la danse classique,  le hamster est tout sec dans la cage et David Bowie est roi en la demeure !
Le jour ou une enquêtrice sociale (Camille Cotttin, à contre emploi avec son petit twinset et ses grands  principes éducatifs) oblige Denis à revoir ses modes éducatifs et à suivre un stage de responsabilité parentale tout est chamboulé...

 Le film est épatant de sincérité et d'humour : le stage de responsabilité est source de scènes loufoque, les gamines sont drôles, les répliques percutantes! On se marre assurément, mais surtout la réalisatrice aborde avec finesse des questions profondes telles que le handicap, la différence, le deuil.
Pour une première réalisation, que d'idées originales : on pense parfois à Gondry (le spectacle de cirque), à Little miss Sunshine et ses couleurs pop ou plus récemment à l'épatant Captain Fantastic qui abordait la question de la différence et de la paternité.
J'ai ri comme une baleine, pleuré comme une madeleine, et lorsque les lumières se sont rallumées, mes deux complices (que j'avais embarquées pour cette séance ciné) m'ont souri, aussi charmées que moi par cette délicieuse comédie familiale

La bande annonce est là:

La fille de Brest

Difficile pour moi de parler de ce film que j'attendais avec crainte et excitation. Crainte d'un ramassis d’âneries, et excitation face à ce sujet que j'ai vécu de l’intérieur. Ceux qui me connaissent le savent : la sécurité du médicament rythme mes journées! 
Le produit final est à l'image du livre, autocentré et convaincant. C'est évidemment un film à charge (contre Servier, l'Afssaps, les experts, les universitaires parisiens, la mollesse des experts) qui n'a qu'un objectif : mettre la lumière sur la pugnacité d'Irène Frachon, illustrer son combat à la Erin Brokowitch. Quitte à la rendre agaçante parfois !

PS: pour le microcosme de cette vigilance sanitaire, vous serez frappés par l'impression de tout connaitre: les lieux, les publications, les fiches de déclaration d'effets indésirables. Les scènes tournées à l'ANSM sont troublantes: on y reconnait le distributeur automatique, la plante verte de l'entrée, les micros de la salle de réunion....

Demain tout commence

Demain, tout commence c'est l'histoire d'un type volage qui découvre sa paternité le jour où son ex lui dépose un bébé dans les bras avant de filer dans un taxi.... Bien décidé à retrouver la maman, il part à Londres avec la petite Gloria sous le bras! Sauf que la maman est partie pour un long moment et ne refera surface qu’après des années. Entre temps, la relation entre Samuel et sa fille va grandir et les liens s'intensifier. On ne sait pas toujours qui est l'adulte dans leur relation mais la connivence est là...Il y a des couleurs partout, des toboggans dans l'appartement, des petites portes pour les enfants (comme dans Alice aux pays des merveilles), des courses poursuites, et des piscines à boules mais surtout des océans de tendresse! Trop, sans doute.... Les ficelles ne sont pas toujours très fines et le scénario modérément crédible mais faut croire que j'aime les comédies tendres et irréalistes qui n'ont qu'un objectif : nous détendre et nous émouvoir... Je suis sortie de la salle toute retournée, le mascara plus très net, séduite par la prestation d'Omar Si, qui, qu’on le veuille ou non et assez doué en matière de "transmission d'émotions" A voir en famille !