24 juin 2017

Le châle de Marie Curie

Tout d'abord merci à masse critique Babélio et aux éditions Rivages de m'avoir permis de découvrir ce roman qui m'a happée un samedi matin. En 150 pages, avec une plume humaine et poétique Déborah Lévy-Bertherat nous raconte la rencontre de deux femmes rongées par le même mal. Elsa est juive d'origine polonaise ; Kahina est kabyle et musulmane. Elles sont voisines de lit à l'institut Marie Curie, l'espace d'un soir, une nuit. Kahina c'est la mère, la mama (on entend son accent chantant entre les lignes), entourée de ses enfants, qui ne lui ont pas tout dit ("un kyste bénin"). Elsa n'est pas mère mais voue pour sa petite nièce de quatre ans, un amour inconditionnel (tiens tiens !) Elle dessine, tout ce qui l'entoure, capte les instants et les retranscrit dans son carnet. C'est le personnage qui m'a le plus intriguée : sa solitude, sa souffrance silencieuse et cette rage omniprésente m'ont troublée. L'auteur nous entraîne comme dans un conte d'un autre temps ou une légende ancestrale dans la vie de ces deux femmes et nous livre une bien jolie réflexion sur la religion, la maladie et la solitude.


Tu comprendras quand tu seras plus grande

De Virginie Grimaldi, j'avais lu "Le premier jour du reste de ma vie",  que j'avais bien aimé. Elle nous confirme  ici qu'elle sait nous émouvoir avec des histoires simples, une écriture punchy et nous donner l'envie irrépressible de tourner les pages!
Prenez une psychologue, trentenaire (Julia), en pleine remise en question après le décès de son papa et une rupture amoureuse. Plongez-la dans le pays basque dans une maison de retraite, les Tamaris,  et entourez-la de papys et mamies. Y a ceux dont la mémoire vacille, les bougons, les blagueurs, les amoureux! Ajoutez des collègues de son âge: Greg et Marine et un charmant Raphaël,  petit-fils d'une des pensionnaires ... Le tout donne un livre joyeux, un "feel good book" lu en moins d'une semaine, pour l'optimisme et la tendresse qui s'en dégage. 

19 juin 2017

Pas de grand château bordelais, ici, ni de grand Saint Emilion, ni de Millésime, l’histoire se déroule en Bourgogne entre Meursault et Beaunes, dans des vignes familiales multicolores. Jean, l’ainé, Juliette et Jérémie sont enfants de vigneron, un type honnête qui a bossé toute sa vie pour ses vignes. Sauf que le dit vigneron est parti trop tôt (Mossanto ?). À la mort du père, Jean (Pio Marmai),  parti faire le tour du monde et absent des écrans radars depuis 5 ans, refait surface.
C’est filmé à la Klapisch avec le package : voix off du narrateur, nuages en accéléré et couleurs qui défilent pour mieux rythmer l’alternance des saisons...
Klapisch filme comme toujours de gens, des jeunes, des êtres qui grandissent. La reprise du domaine par les 3 frangins à peine trentenaires n’est que le prétexte pour nous parler de transmissions, de liens, d’enfance et d’amour aussi : filial ! Le vin et la vigne (quoiqu'en permanence et fort précisement abordés d’ailleurs) ne sont  que le terreau de ce récit générationnel.
Ces gamins, pas encore tout à fait adultes (parfois déjà pères) se cherchent. Qu’est ce que la transmission, l’héritage?  Une terre, un savoir faire, des valeurs.  Tout ça est bien raconté entre poésie, humour, tendresse (un peu excessive parfois) et empathie (trop ?).  Reste qu'on irait bien le goûter leur petit blanc ou déguster à l’aveugle les litchis et les magues juteuses du père, ou participer à ces réunions de groupes joyeuses et arrosées.
Chapeau aux personnages féminins : la soeur, délicieuse Ana Girardot  et la belle soeur australienne, pleine de retenue et d’élégance.
Bref, un  bon cru avec une fort belle réflexion sur la transmission et les liens familiaux.

23 avril 2017

Sous le meme toit

Dire que j'ai passé un mauvais moment serait très exagéré. Je ne me suis pas vraiment ennuyée, j'ai souvent souri,  peu (pas) rigolé... Je crois juste que j'attendais mieux : plus drôle, plus grinçant!  En prime time sur France 2, on se dit "oh une petite comédie franchouillarde de 1h30" ou "parfait à 22h30 je suis au lit"; au cinéma à 10 euros la séance, on reste sur sa fin/faim ? Louise Bourgoin est jolie, la maison superbe, Lellouche lourdingue à souhait et l'idée de départ originale...
Mais après ? que reste-il ? Très peu de choses voire moins que ca!  Les dialogues ne sont pas hilarants et la plupart des répliques sont vues dans la bande annonce.   
Ah si! Mon Juju d'amour (Boisselier, pour ceux qui ignoreraient encore que je suis fan absolue) en médecin coincé tellement adorable !


La suture

Il est vrai que le délicieux moment littéraire partagé avec Sophie Daull au salon du livre de Limoges,  sa jolie dédicace, son histoire émouvante auraient pu susciter chez moi un manque d'objectivité ...

Pourtant, c'est sans complaisance aucune que j'écris cette critique : son dernier livre m'a réellement emballée. Sophie Daull a perdu sa fille Camille âgée de 16 ans, et nous avait offert ce livre bouleversant : "Camille mon envolée" (à lire d'urgence).

Dans celui-la, il est question d'une femme, Nicole, sa mère. Elle raconte, recrée, invente l'enfance d'une mère décédée à l'âge de 45 ans, une mère qu'elle a si peu connu, sa mère dont elle ne connaît rien. La voici qui prend corps, vie, matière grâce à une boîte à chaussures et les quelques souvenirs qu'elle renferme : un bulletin de salaire, quelques photos, de succinctes lettres... Le propos alterne récits historiques, relations filiales et familiales (parfois houleuses!), traversées d'époques musicales,  et énigme autour de Nicole.

La plume est toujours aussi fluide, pour décrire la souffrance, l'absence, le manque mais encore et toujours teinté d'humour. Certaines phrases m'ont fait un effet d'électrochocs, m’arrêtant dans la lecture, avec l'envie de les partager, de les lire à haute voix.  J'ai même cherché l'auteur sur les réseaux sociaux pour lui dire mon émotion. En vain!

17 avril 2017

Mes dernières lectures

Dès que je trouve le temps, je vous raconte mes deux dernières lectures : "La vie est facile ne t'inquiète pas" de Agnès Martin Lugand et  "La suture" de Sophie Daull.

Pour mes sorties cinéma,  j'avoue qu'il va me falloir un peu plus de temps vu le retard accumulé ces dernières semaines :-)

1. Lalaland +++
2. Sage femme +
3. Monsieur et Madame Adelman +++
4. Chez nous ++
5. De plus belle ++
6. Pris de court +
7. Rock and roll ++


14 mars 2017

Churchill et la France de Christain Destremeau

Un grand merci à Babelio et aux Editions Perrin pour l'envoi de cet ouvrage, que j'avoue je n'ai pas lu mais offert à mon paternel (comment résister devant une énième biographie Churchillienne?) et à qui je laisse page blanche sur pop corn. Voici donc l'avis du paternel ...

 "C’est promis, le prochain, je ne l’achète pas, je ne le commande pas, je ne l’emprunte pas, je ne le feuillette pas en douce chez Mollat, and so on... 
Serment d’ivrogne sans doute ! Donc, encore une biographie de Churchill, mais qui, heureusement, n’a rien d’une hagiographie comme on nous en a tant vendu de notre dernier grand homme à nous…Peut-être parce qu’elle est écrite par un Français. 
Un petit moment d’agacement, il va falloir encore boire du whisky en privé, de grands crus avec les généraux français à quelques kilomètres de la ligne de front et supporter l’odeur du cigare. Ce sacré Winston est, pour la énième fois en deux ans, de retour sur nos présentoirs, sur son green favori la France et toujours diva parmi ses amis les Français. C’est vrai qu’après la série des “de Gaulle et Martine à la plage”, dommage pas ensembles, j’attendais avec une véritable impatience la fin de la trilogie (d’ailleurs, dans le corps du récit nous y avons quand même droit aux bains de mer, évidemment sur une côte d’Azur condominium franco-britannique et, bien sur, sous des aspects attendus cétacesques…) Excusez le néologisme et convenez qu’une bonne BD ferait un tabac. Et puis, on a beau en savoir déjà beaucoup sur le diable d’homme, il y a toujours à apprendre et à comprendre, en cette période de disette d’hommes d’état et de Brexit, pourquoi ne pas rêver que, pour une fois, l’histoire pourrait se décider à repasser les plats. Pour moi, qui n’ai jamais pu digérer Mers el Kébir, Dakar et la suite, j’allais une fois de plus réveiller mon amertume mais peut être enfin comprendre, au nom quelle cruelle amitié, comment s’inscrit l’utilité géostratégique de ce coup de pied de l’âne, le premier d’une longue série. 
Non, décidément je suis trop sentimental et irréductiblement naïf. Parmi tant d’autres, au fil du récit, plus dérisoires, mais combien prémonitoires, surgissent nos médiocres mais sanglantes querelles de ménage à trois pour un Moyen-Orient artificiellement découpé selon la densité supposée des gisements du pétrole. Là, plus qu’ailleurs, ensemble nous avons aujourd’hui une vraie responsabilité. 
Ainsi va le récit, banalement chronologique, pendant presque un siècle, se partageant entre anecdotes piquantes, souvent inédites et vision d’un destin à la fois personnel, insulaire, continental, mondial. Le personnage reste définitivement séduisant malgré ses erreurs souvent énormes, ses faiblesses, et même ses mesquineries. 
Enfin, je lui ai trouvé grand mérite, à donner enfin leur place, avec une focale et un angle de vue extérieurs, de tous les Français, à commencer par Clemenceau et Foch, qui ont autant compté dans nos rapports avec nos alliés que le locataire de Carlton Gardens. 
Au total, il reste un peu de nostalgie : je crains que désormais le tunnel sous la manche ne laisse plus passer que des trains même s’il n’y a pas que “l’Equipe” qui raconte les héros.

12 mars 2017

Je me suis tue

Difficile de parler de l'histoire sans trop en dire. Ce qui est certain c'est qu'une fois débuté, on ne peut plus le lâcher malgré la boule dans l'estomac. Entre roman noir et drame familial : saisissant ! Quand on sait que c'est un premier roman, on imagine le second ...

13 février 2017

Camille mon envolée

Émotionnellement, la lecture de ce livre est loin d’être évidente. Pourtant, dès les premières pages, je n'ai pu le lâcher.
Dans les semaines qui ont suivi la mort de Camille, sa fille de 16 ans, décédée en 4 jours la veille de Noël,   Sophie Daull a commencé à écrire, dans un cahier, un cahier d'écolier avec la petite étiquette du prix. Comme une catharsis, ce n'est pas le journal d'un deuil que nous livre cette auteur, c'est un récit de guérison. Ce qui est troublant c'est  la souffrance évidente de cette maman, l’injustice, l'incompréhension retranscrites avec  simplicité,  fluidité et humour même parfois !



12 février 2017

Le bruit des trousseaux


Il était la, posé sur la table de la maison familiale, les édition Stock et leur jolie couverture bleu nuit... Ça avait l'air court, ce fut saisissant! En 100 pages, Claudel livre des fragments, des paroles de ce monde dont nous ignorons tout. Le mot cellule : la plus petite unité du vivant. L’espace de l’enfermement. 
Philippe Claudel a pendant plusieurs années enseigné en prison, il nous raconte la face cachée de la prison ce que l'on se refuse de voir, que l'on imagine, entre méconnaissance et craintes. Mais aussi de jolis instants, entre lui "Prof" et certains détenus, des instants littéraires, cocasses, émouvants dans ce monde codifié, où les règles sont tacites. Je me suis laissée happer par cette centaine de pages, ces mini récits volés comme des notes de cahier. 
"Il y a quelques années, quand il y avait une choucroute au menu, chaque détenu avait droit à une bière très légère et bon marché, une Valstar. Dans une cellule à plusieurs, on organisait un tour de rôle : chaque jour de choucroute, toutes les bières étaient dévolues à un seul qui, en les buvant toutes, pouvait ainsi frôler l’ivresse."

Maligne

La lecture du livre m'avait profondément émue, la voir sur scène, m'a doublement troublée.
Quelle sacrée  petite nana cette Noémie Caillault ! Elle, pleine de vie nous parle de son cancer du sein, du haut de ses 27 ans, de l'annonce du diagnostic, des effets secondaires de la chimio, de ce fameux acupuncteur qui lui a "épargné" les picotements des pieds mais ni la diarrhée, ni l'alopécie, ni la chute des sourcils. On rit aux réflexions absurdes de ses copines (les Pénélopes), des hommes apeurés, de sa mère, insupportable. Sur cette minuscule scène, elle est vivante, au milieu de chaises et fauteuils colorés, symboles de ses rendez-vous médicaux, entre Pompidou, Clamart et autres hôpitaux parisiens.
Dans cette salle de province hier, la prestation a été acclamée, les gens (peut-être sensibilisés par la problématique ? ) étaient debout,  émus, remués...
Chapeau madame Caillault !

11 février 2017

Mes 3 derniers livres

Le bruit des trousseaux de Philippe Claudel  ⭐️⭐️⭐️⭐️ 
La vie est facile, ne t'inquiète pas d'Agnès Martin Lugand ⭐️⭐️
Camille mon envolée de Sophie Daull ⭐️⭐️⭐️

23 janvier 2017

Dalida

Ne faisons pas la fine bouche, pour tout spectateur un tant soit peu amateur de Dalida, c'est plaisant! 
Rien de bien original, une mise en scène un peu plate mais des airs qui restent en tête et une actrice italienne divinement belle Sveva Alviti.
Les deux principaux reproches sont les playbacks légèrement décalés qui rendent parfois les scènes musicales peu crédibles et le coté attendu des chansons...Une amourette avec l'adolescent, balancez "il venait d'avoir 18 ans", un bellâtre qui raconte des  cracks, envoyez "paroles, paroles, paroles", Dalida souffre, "je suis malade" de Lama. Un peu fastoche tout de même ! Reste qu'on se laisse volontiers emporter par  le portrait de cette jeune femme en mal d'enfant, le malheur qui semble s'abbattre sur "ses hommes" et sa destinée tragique.
Avis aux amatrices de Nicolas Duvauchelle (et non Benoit Magimel!!! Merci aux attentives) accrochez-vous! Rien que pour le voir en micro-short et blouson aux couleurs américaines ou jean moulant pattes d'eph et manteau de vison, le film vaut le détour!

17 janvier 2017

30 ans, 10 ans de thérapie

Un livre de Nora Hamzawi réjouissant et totalement dans son époque ! Aucun souvenir de comment j'ai eu connaissance de ce livre (France Inter peut être puisqu'elle y est chroniqueuse) mais qu'importe, avec un titre pareil, je ne pouvais pas passer à côté : il me le fallait ! Le format était particulièrement attirant : un joli livre broché, une ravissante couverture, des pages glacées, des scènettes à la façon "séances chez le psy", des dessins de l'auteur et un ton ...divinement décalé et cynique. 
Tout y passe : ses névroses, les mecs, sa mère, les potes, les cadeaux de noël, la bouffe, l'adolescence  (la vie quoi!) avec un humour décapant. À lire sans hésitation.

15 janvier 2017

Le coeur en braille

Je sais, l'esprit de Noël n'est pas bien loin, le temps des bûches, galettes et autres étouffe chrétiens pas totalement révolu mais là, vraiment, c'est indigeste! 
L'histoire d'amour entre d'une gamine violoniste en passe de devenir aveugle à cause d'une maladie dont on ne sait pas grand chose (OUF!)....et Victor, un gamin haut comme trois pommes, pas genre premier de la  classe, élevé par un père dépassé (Pascal Elbe, à la limite le moins mauvais de tous).
On sent dès les dix premières minutes que c'est tiré d'un livre pour pré-ado, et on se revoit à 11 ans, lisant des histoires d'amour, d'amitiés, d'ados en souffrance (merveilleux "cornichons au chocolat"!). A l’écrit, ça fonctionne probablement mais transposé au cinéma c'est terriblement sirupeux, lourd, et mal interprété! Même l'instit ou Joséphine Ange Gardien c'est plus crédible. On soupire devant des répliques niaiseuses, un scénario simplet et une mise en scène vieillotte !
Passez votre chemin!

14 janvier 2017

Pars avec lui

"Pars avec lui" est un livre simple, efficace et sans prétention! Les page se tournent facilement grâce à l'alternance de courts chapitres et à l'histoire simplette mais tendre. De cette auteur, j'avais lu il y a quelques années "juste avant le bonheur" qui m'avait laissé un sentiment mitigé (un peu trop larmoyant peut être). Ici, une fois de plus, l'histoire est celle d'une rencontre : celle de Juliette, infirmière et Roméo (oui oui!!), un pompier fracassé de partout après une chute du huitième étage. Juliette, en  mal d'enfant est en couple avec un vrai égoïste (j'ai d'ailleurs eu beaucoup de mal à comprendre sa passivité face à ce crétin !). Tout le monde est un peu cabossé dans ce livre, au sens propre comme au figuré. Vanessa, la petite sœur délurée, Guillaume, l'infirmier mi-pâtissier/confident et les tendres grands parents. Le style particulièrement réaliste de l'auteur pour décrire le monde de l'hôpital et le rapport à la maternité/féminité (on sent la sage femme !) rend le propos crédible et la lecture plaisante. Et, malgré une certaine facilité, un poil de niaiserie, des coïncidences un peu trop prévisibles, une fin pressentie dès la 6e page ...on se laisse embarquer! On cherche tous notre Roméo au fond.

3 janvier 2017

PATERSON, de Jim Jarmusch

En ce début d’année, je laisse la place à E, un fidèle des salles obscures (qui a la chance de pouvoir voir les films en VO, lui!!). Merci E et bonne année à tous et toutes
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"Pendant une semaine, chaque jour étant un tableau, la vie de Paterson (Adam Driver), chauffeur de bus et poète dans sa ville natale de Paterson, New Jersey, où vécurent avant lui William Carlos Williams (dont le personnage est inspiré) et Allen Ginsberg. Main Street dans la lumière du matin, conversations de bus, grands immeubles abandonnés, rappeur solitaire affutant son flow dans une laverie automatique, candeur amoureuse d’une belle jeune femme drôlement obsédée par le noir et blanc, rêves auxquels on laisse libre cours tout en les sachant irréalisables. Ici pas de tirades boursoufflées surlignées de violons («Ô Capitaine etc »), juste la vie d’un conducteur de bus qui noircit chaque jour les pages de son cahier secret sans même se soucier (malgré l’insistance de sa femme) de mettre à l’abri une copie de ses textes. Après tout « Ce ne sont que des mots… ». Le regard de Jarmusch sur le monde est un regard de poète et ce que sa caméra réussit à capter avec délicatesse (et humour) s’apparente à l’essence même de toute poésie : la beauté est décelable en toute chose et en chacun. 2017 commence bien."