23 janvier 2017

Dalida

Ne faisons pas la fine bouche, pour tout spectateur un tant soit peu amateur de Dalida, c'est plaisant! 
Rien de bien original, une mise en scène un peu plate mais des airs qui restent en tête et une actrice italienne divinement belle Sveva Alviti.
Les deux principaux reproches sont les playbacks légèrement décalés qui rendent parfois les scènes musicales peu crédibles et le coté attendu des chansons...Une amourette avec l'adolescent, balancez "il venait d'avoir 18 ans", un bellâtre qui raconte des  cracks, envoyez "paroles, paroles, paroles", Dalida souffre, "je suis malade" de Lama. Un peu fastoche tout de même ! Reste qu'on se laisse volontiers emporter par  le portrait de cette jeune femme en mal d'enfant, le malheur qui semble s'abbattre sur "ses hommes" et sa destinée tragique.
Avis aux amatrices de Nicolas Duvauchelle (et non Benoit Magimel!!! Merci aux attentives) accrochez-vous! Rien que pour le voir en micro-short et blouson aux couleurs américaines ou jean moulant pattes d'eph et manteau de vison, le film vaut le détour!

17 janvier 2017

30 ans, 10 ans de thérapie

Un livre de Nora Hamzawi réjouissant et totalement dans son époque ! Aucun souvenir de comment j'ai eu connaissance de ce livre (France Inter peut être puisqu'elle y est chroniqueuse) mais qu'importe, avec un titre pareil, je ne pouvais pas passer à côté : il me le fallait ! Le format était particulièrement attirant : un joli livre broché, une ravissante couverture, des pages glacées, des scènettes à la façon "séances chez le psy", des dessins de l'auteur et un ton ...divinement décalé et cynique. 
Tout y passe : ses névroses, les mecs, sa mère, les potes, les cadeaux de noël, la bouffe, l'adolescence  (la vie quoi!) avec un humour décapant. À lire sans hésitation.

15 janvier 2017

Le coeur en braille

Je sais, l'esprit de Noël n'est pas bien loin, le temps des bûches, galettes et autres étouffe chrétiens pas totalement révolu mais là, vraiment, c'est indigeste! 
L'histoire d'amour entre d'une gamine violoniste en passe de devenir aveugle à cause d'une maladie dont on ne sait pas grand chose (OUF!)....et Victor, un gamin haut comme trois pommes, pas genre premier de la  classe, élevé par un père dépassé (Pascal Elbe, à la limite le moins mauvais de tous).
On sent dès les dix premières minutes que c'est tiré d'un livre pour pré-ado, et on se revoit à 11 ans, lisant des histoires d'amour, d'amitiés, d'ados en souffrance (merveilleux "cornichons au chocolat"!). A l’écrit, ça fonctionne probablement mais transposé au cinéma c'est terriblement sirupeux, lourd, et mal interprété! Même l'instit ou Joséphine Ange Gardien c'est plus crédible. On soupire devant des répliques niaiseuses, un scénario simplet et une mise en scène vieillotte !
Passez votre chemin!

14 janvier 2017

Pars avec lui

"Pars avec lui" est un livre simple, efficace et sans prétention! Les page se tournent facilement grâce à l'alternance de courts chapitres et à l'histoire simplette mais tendre. De cette auteur, j'avais lu il y a quelques années "juste avant le bonheur" qui m'avait laissé un sentiment mitigé (un peu trop larmoyant peut être). Ici, une fois de plus, l'histoire est celle d'une rencontre : celle de Juliette, infirmière et Roméo (oui oui!!), un pompier fracassé de partout après une chute du huitième étage. Juliette, en  mal d'enfant est en couple avec un vrai égoïste (j'ai d'ailleurs eu beaucoup de mal à comprendre sa passivité face à ce crétin !). Tout le monde est un peu cabossé dans ce livre, au sens propre comme au figuré. Vanessa, la petite sœur délurée, Guillaume, l'infirmier mi-pâtissier/confident et les tendres grands parents. Le style particulièrement réaliste de l'auteur pour décrire le monde de l'hôpital et le rapport à la maternité/féminité (on sent la sage femme !) rend le propos crédible et la lecture plaisante. Et, malgré une certaine facilité, un poil de niaiserie, des coïncidences un peu trop prévisibles, une fin pressentie dès la 6e page ...on se laisse embarquer! On cherche tous notre Roméo au fond.

3 janvier 2017

PATERSON, de Jim Jarmusch

En ce début d’année, je laisse la place à E, un fidèle des salles obscures (qui a la chance de pouvoir voir les films en VO, lui!!). Merci E et bonne année à tous et toutes
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"Pendant une semaine, chaque jour étant un tableau, la vie de Paterson (Adam Driver), chauffeur de bus et poète dans sa ville natale de Paterson, New Jersey, où vécurent avant lui William Carlos Williams (dont le personnage est inspiré) et Allen Ginsberg. Main Street dans la lumière du matin, conversations de bus, grands immeubles abandonnés, rappeur solitaire affutant son flow dans une laverie automatique, candeur amoureuse d’une belle jeune femme drôlement obsédée par le noir et blanc, rêves auxquels on laisse libre cours tout en les sachant irréalisables. Ici pas de tirades boursoufflées surlignées de violons («Ô Capitaine etc »), juste la vie d’un conducteur de bus qui noircit chaque jour les pages de son cahier secret sans même se soucier (malgré l’insistance de sa femme) de mettre à l’abri une copie de ses textes. Après tout « Ce ne sont que des mots… ». Le regard de Jarmusch sur le monde est un regard de poète et ce que sa caméra réussit à capter avec délicatesse (et humour) s’apparente à l’essence même de toute poésie : la beauté est décelable en toute chose et en chacun. 2017 commence bien."